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Première partie.
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INTRODUCTION. - CHAPITRE IV.

des astres se fait à mesure que le ciel est mieux étudié et succède à celle desmétéores. Des agents atmosphériques, dont les caractères purement physi-ques commençaient à se dessiner, aux astres dont on ignorait encore lanature, la transition était simple et comme indiquée. Ces astres étaient lesprochains objets au-dessus des nuées. Mais avant de les personnifier, et d’enanimer le tableau par les scènes de l’imagination brillante des peuples jeunes,il fallait les connaître individuellement. C’est pourquoi l’astrolâtrie ne sedéveloppe qu’avec la découverte des grandes planètes. Mais les faitsprouvent, qu’après celte découverte accomplie, c’est une phase non pasaccidentelle, mais générale, par laquelle toute société passe dans le cours deson évolution. Cette circonstance est certainement très intéressante pourl’histoire des idées astronomiques, et nous croyons devoir l’établir avecquelques détails.

Le culte des astres chez les Sémites. — La religion de la Chaldéeconstituait un véritable panthéisme sidérique. Les Cbaldéens n’avaient passeulement consacré, à des dieux astronomiques, chaque heure du jour etchaque jour de la semaine, leurs mois avaient aussi chacun leurs dieuxprotecteurs. Ils offraient de l'encens au Soleil, à la Lune , aux douze signesdu zodiaque, aux planètes et à toute l’armée céleste. Les Pléiades étaienthonorées par eux d’un culte public L Les dieux étaient représentés sous unegrande variété de formes et le peuple adorait ces idoles. Nous avons vu quedes temples immenses, splendides, avaient été édifiés à leur honneur. Nousavons mentionné celui de Borsippa, près de Ninive , qui a laissé des ruinesgigantesques, celui de Larsam dédié à Samas, le Soleil, celui de Chalannéélevé à Sin, le dieu mâle de la Lune . A Nipour un temple était consacré àla déesse Bilit Taauth du firmament. Ces diverses ruines datent de l’ère deNimroud -, qui marqua en Chaldée l’apogée de l’astronomie religieuse.

Toutes les contrées environnantes étaient passées, vers cette époque, auculte des astres. Ce qu’on voyait dans la Mésopotamie se retrouvait, parexemple, presque sans changer les noms, chez les Sabéens de l’Arabie. Pource peuple, le Soleil était la manifestation la plus haute et la plus pure del’être divin. Il avait des noms différents suivant le point de vue duquel onl’envisageait. Sous sa forme matérielle et visible, il était femelle, et s’appelaitSchams. Sin était la Lune, mâle comme à Babylone et dans l’Asie mineure. Leculte sabéen s’adressait en outre aux cinq planètes, aux principales conslel-

1 Kircher, OEdipus aegyptiacus, t. I, 1652, p. 350. — - Vers le— XXV e siècle.