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Première partie.
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ÉPOQUE FABULEUSE. - l’aNIMISME DANS LE CIEL.

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l’évolution intellectuelle n’en est pas encore arrivée à ce point et l’astrolâtrieest à peine en germe; ce qui montre bien que cette manifestation est liéeau développement social lui-même et qu’elle caractérise une phase de cedéveloppement.

Le culte des astres dans l’Inde . — Nulle part la religion des astres n’avaitpris une ampleur comparable à celle qu’elle reçut dans l’Inde . Déjà dans lesplaines du Sapta-Sindhou, les Aryens pasteurs faisaient des sacrifices du matinet du soir; ils en faisaient de plus importants à la nouvelle Lune et à la pleineLune; enfin ils solennisaient de cette manière le commencement des troissaisons dans lesquelles ils divisaient l’année.

Les premières traces du développement du brahmanisme remontent auYadjour-vèda '. Dans les plus anciens monuments de la littérature del’Inde , les dieux secondaires ou dèvas, c’est-à-dire « les resplendissants, »émanés de l’être suprême, sont le firmament et le Soleil. Les objets d’ado-ralion des Aryens étaient le ciel, les nuages, la nuit, l’aurore, l’éclair, lafoudre, les étoiles, le feu, et par-dessus tout le Soleil, auquel ils adressaientdes invocations en élevant les bras comme des suppliants. A l’adoration desmétéores ce peuple mêlait déjà celle du plus grand et du plus beau desastres.

Le Soleil, représenté avec des rayons de lumière qui tombent de ses mains,était « le créateur de la chaleur, » nidûghakara. La Lune , au contraire,honorée comme la reine des étoiles, était appelée en sanscrit « l’astre froid, »’sitala lama, ou encore himan su, « l’astre d’où le froid rayonne. »

Le dieu des dieux était Indra , dieu du ciel, de l’air azuré et de la foudre.Il était au-dessus de toutes choses. Ensuite venait Agni , le feu, Yignis desLatins , dont le nom signifie « remuant. » Un hymne des Yêdas personnifiedans les apris les formes de la flamme. Les adityas venaient après eux etprésentaient le Soleil sous ses diverses apparences. Sourya était cet astreenvisagé comme source de lumière; il distribuait la force à la nature etl’intelligence aux humains. On lui donnait les traits d’un sage, monté surun char qu’emporte un coursier immortel. Savitri était le Soleil comme prin-cipe de fécondité; le Rig-vêda l’appelle « l’œil du monde, le dieu à la maind’or, à la douce langue. » Une des plus belles personnifications était celle deMitra, c’est-à-dire « l’ami, » l’adversaire des méchants. C’était le Soleil dujour, éclairant et favorisant tout sur la terre. La nuit, au contraire, le Soleil,

1 Mis par écrit vers le — XIV e siècle, d’après des légendes plus anciennes.

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