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de la phase religieuse. La marque de la même étape mentale n’est pas cependantmoins nettement imprimée. Seulement la période d’astrolâtrie s’était bornéeà produire une simple admiration. Les astres n’étaient pas vraiment desdieux; mais des génies étaient placés, comme pour les diriger, dans le Soleil,la Lune et les planètes L Les Chinois ne tarissent pas d’ailleurs en épithètesau sujet du Soleil. G. Schlegel, qui les a recueillies, cite entre autres« manifestation de la lumière, grand régulateur des aspects de la nature,essence de tous les calorifères, image de tout ce qui est précieux. » Un templesuperbe était consacré aux mérites des étoiles du nord -, mais il n’y avaitnulle part d’adoration proprement dite.
Dans l’ancienne religion du Japon , le sintisme, dont le mikado était le chefspirituel, de nombreuses émanations, sorties de l’être suprême, étaient bientôttransformées en dieux inférieurs, que l’on apercevait dans les astres. Mais cesdieux étaient trop grands et moralement trop élevés pour s’inquiéter de nous.On ne les adorait donc point. Les hommages des hommes étaient réservés à desdieux d’un caractère subalterne, qui sont plus près de nous et qui produisentles éléments divers, l’eau et les animaux 1 * 3 . L’idolâtrie japonaise avait doncconservé quelque chose de la phase météorique et n’envisageait la phaseastronomique que sous certaines restrictions.
Mais parmi les peuples touraniens, les Hioungnou, comme les anciensSibériens, adoraient l’astre du jour. L’empereur Tanshu se prosternait tousles malins devant le Soleil levant et le soir devant la Lune quand elle étaitvisible. Une fois chaque année les chefs s’assemblaient autour de Tanshu etsacrifiaient avec lui aux deux, à la terre, aux esprits de l’univers et auxombres de leurs ancêtres.
On peut rappeler à cette occasion que les Parthes saluaient le Soleil levant.En allant au combat, dit Hérodien , ils l’acclamaient avec une sorte de hurle-ment L Les coutumes sont une chose si durable que les trompettes et lestambours du nokhara-khana, ou garde d’honneur du shah de Perse, saluentencore aujourd’hui le Soleil levant par des airs guerriers s .
Le culte des astres en Europe . — Nous ne rappellerons pas ici les person-nifications de la mythologie classique, ni le culte d’Apollon, ni celui des
1 Kircher, China illustrata, 1667, p. 134. — 2 Magalhaens, Nouvelle relation de la Chine ,
1688, p. 346. — 3 Kaempfer, Natural, civil, and ecclesiastical history of Japan , 1727, vol. I,bk. ni, chap. 1. — 4 Uerodianus, Historia romana, lib. iv. Comparez Apulejus , Métamor-
phosés , lib. il, près de la fin. — 3 A. E. Chodzko , Specimens of the popular poetry ofPersia, 1842.