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Première partie.
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INTRODUCTION.

CHAPITRE IV.

différents dieux qui représentaient les astres. La théologie grecque n’a paseu la pureté ni la délicatesse de celle de l’Inde . L’aslrolâtrie était plus oumoins développée suivant les lieux, Rhodes, dit Pindare , était fille de Vénuset épouse du Soleil ’. Aussi les Rhodiens regardaient-ils cet astre comme leplus grand des dieux et l’avaient-ils représenté sur leurs monnaies. Charès en avait fait, au — III e siècle, la magnifique statue d’airain placée à l’entréede leur port, qui a été désignée sous le nom de colosse, et qu’un tremble-ment de terre a renversée au bout d’un demi-siècle.

Dans les régions les plus avancées vers le nord, le Soleil n’excite pas lamême admiration et l’on n’est pas aussi prompt à le diviniser. C’est le paysde la nuit et non celui de la lumière, pars mundi damnala a reram natura,dit Pline , et densa mersa caligine. Les Slaves célébraient cependant le24 juin par des feux de joie, les feux du solstice d’été, la fête du dieuKoupalo. Le nom est resté, en dépit du changement de religion, dans lecalendrier chrétien du pays. Sainte Agrippine , dont la célébration tombe àcette date, porte jusqu’aujourd’hui l’appellation de koupalnitsa. La saintede la chrétienté personnifie un dieu du paganisme.

L’usage d’allumer le feu à minuit au solstice d’été attestait, chez lespeuples du nord, que ces peuples étaient venus autrefois du midi. Il n’v apas plus de cinquante ans que cet usage s’observait encore en Norwége, auxîles Loffodeu. Or, dans ces îles, au solstice de juin, le Soleil ne descendpas sous l’horizon. On n’aurait pas choisi de pareilles conditions pourallumer le feu artificiel, qui ne peut être, à minuit, que le suppléant duSoleil.

Thor, l’astre du jour, était représenté par les Scandinaves une couronnesur la tête, un sceptre dans une main, une massue dans l’autre. Frigga,Vénus, était des deux sexes. La fête dans laquelle on lui demandait lesplaisirs et la victoire se célébrait dans le croissant de la deuxième Lune del'année. Au commencement du printemps une autre fêle se faisait en l’hon-neur d’Odin , le dieu suprême.

C’était aussi au commencement du printemps que les Saxons célébraientla fête d’Éaster , qui est d’origine germaine. On y glorifiait la résurrection duSoleil, l’aurore ( Oslara ) d’une année nouvelle. Elle a laissé son nom, chezles peuples teuloniques et saxons, à la fête chrétienne de Pâques . Elle corres-pondait à peu près pour la date aux palilies de Rome , célébrées par des feuxde joie au retour du printemps.

1 Pindarus, Olympica, lib. vu, v. 25.