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Première partie.
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ÉPOQUE FABULEUSE.

l’animisme DANS LE CIEL.

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Le culte des astres dans le Nouveau Monde et en Océanie. — Les différentspeuples du Nouveau Monde entraient seulement, à l’époque où ce continentfut découvert, dans la phase de l’astrolâtrie. Les Incas du Pérou , qui n’avaientencore reconnu que Vénus parmi les planètes, s’arrêtaient à peu près com-plètement au culte du luminaire le plus brillant. Au solstice de juin, ilsfêtaient le Soleil comme dieu universel, qui par sa lumière et par sa vertu acréé et soutient toutes choses 1 . Cette fête, nommée yntip-raymi, était con-duite par l’inca, à titre de descendant, et dans un certain sens de fils aîné del’astre lui-même. Dans cette occasion on adorait le Soleil; on lui offrait desvases d’or et d’autres richesses; puis on lui sacrifiait un agneau noir.

D’autres offrandes lui étaient adressées lors de la fête cusquie-rayrni, quise célébrait lorsque le maïs sortait de terre et qui avait plutôt une signi-fication agricole. Mais à la fête cinta, dont les cérémonies se faisaient à lacour, le caractère était de nouveau astronomique et on adorait le Soleillevant. Dans les temples du Pérou , outre la figure du Soleil, on voyait aussicelle de la Lune , à laquelle on adressait une partie des mêmes honneurs.On a fait la remarque que dans le culte qu’ils rendaient au Soleil, les Incas étaient les seuls, entre tous les Américains, qui fissent fumer devant l’auteldes offrandes brûlantes 2 .

Les Aztèques étaient arrivés à l’adoration du Soleil; mais c’était encore àleurs yeux un dieu terrible, et le tigre était son symbole pour toute la racetoltèque. On portait aussi chez ces peuples une sorte de vénération en sous-œuvre à la Lune , figurée sous le symbole du lièvre. Mais là s’arrêtaitl’astrolâtrie de ces nations et en général de toutes celles de l’Amériqueseptentrionale.

Des fêtes périodiques en l’honneur du Soleil étaient solennisées avec beau-coup de pompe par les Apalacbes. Leur pays fournissait chaque année deuxrécoltes. Les deux semailles et les deux moissons étaient l’occasion de quatrefêtes, conduites par les jaoiias ou prêtres, dans lesquelles on invoquait leSoleil. On se rendait en procession sur la montagne d’OIaïmi, au sommet delaquelle était une caverne tournée à l’Orient, où s’exécutait le sacrifice. Maison ne signale pas que ce peuple ait rendu aux astres d’autres hommages.

Chez les Durons et les Iroquois, dieu, envisagé comme premier principe,portait les noms de garonhici : le maître du ciel, de tharonhiaouagon : ilaffermit le ciel de toutes parts, et de horakouannenlakton : il a attaché le

* Garcilaso, Primera parte de los commentarios real es, 1609, lib. vi, cap. 20. —

2 Mac Cuitoch, Researehes concerning the aboriginal history of America, 1829, p. 392.