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Première partie.
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ÉPOQUE FABULEUSE. - l’aNIMISME DANS LE CIEL.

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qui s’y jetaient en holocauste. En Afrique , c’étaient d’abord les Éthiopiens,puis les Égyptiens, qui entretenaient un feu sacré dans chaque temple. Celuidu temple de Jupiter Àmmon était célèbre. Hiarbas, roi des Garamantes etdes Gétules, avait dressé cent autels et consacré autant de feux, que Virgile appelle les sentinelles vigilantes et les gardes éternels des dieux.

Chez les Juifs, comme chez tous les peuples faisant partie de la civilisa-tion de cette époque, le feu devait brûler perpétuellement dans le temple LCe feu de l’autel demeura dans un endroit secret, pendant les soixante-dixans de la captivité. Ce fut seulement après avoir réparé les ruines du templequ’Esdras et Nehemias allèrent chercher ce dépôt sacré dans le lieu où ilsl’avaient caché 2 .

En Europe , le culte de Vesta, qui n’était que celui du feu 3 , non seulementexistait à Home, mais était répandu dans toute l’Italie. En Grèce , il n’y avaitpas une ville qui n’eût un temple, un prytanée, où brûlait un feu éternel.Il était consacré à Hestia , la même que Vesta i , et une voûte hémisphériquele recouvrait comme une image du ciel 5 . Les colons, en partant pour fonderdes établissements au loin, emportaient du feu du prytanée d’Athènes , pourle mettre dans le prytanée du lieu où ils allaient s’établir. Plutarque dit quele feu éternel du temple de Delphes était entretenu avec du bois de pin 6 .C’était un bûcher.

Les temples célèbres d’IIercule, en Espagne et dans les Gaules , celui deVulcain au Mont Etna , celui de Vénus Erycine et bien d’autres avaientleurs pyrèlhes ou feux sacrés. L’histoire primitive de l’Irlande et celle de laMoscovie conservent le souvenir du moment où l’adoration du feu perpétuela cessé.

Les Scandinaves arrivaient seulement à l’époque de la construction destemples lorsqu’ils furent christianisés. Ils avaient cependant quelques édificesreligieux, principalement celui qui faisait la renommée d’Upsal . Or, il y avaitau temple d’Upsal une chapelle toute bardée de fer, pour contenir le feusacré.

Le culte de cette émanation du Soleil que l’on voyait dans la flamme s’estrépandu fort loin en Orient. Il était en grand honneur dans l’Inde et on letrouvait jusqu’au Japon , où une lampe brûlait perpétuellement devant l’image

t Leviticus , cap. vi, v. 12. — 2 Machabaei, lib. n, cap. i, v. 19. — 3 « Nec tu aliud

Vestam, quam vivara intellige ilammam. » ( Ovidius , Fasti, lib. vi.) — 4 Cicero, Dénatura

deorum, lib. n, cap. 27. — s f. II. Martin, Mémoire sur la signification cosmogonique du

mythe d’Hestia, dans Mémoires de l’Académie des Inscriptions , t. XXVIII, 1875. —

6 Piutarchus, De ei apud Delphos, cap. 3.