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Première partie.
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ÉPOQUE FABULEUSE.

L ANIMISME DANS LE CIEL.

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en particulier, il n’y a pas encore longtemps, avec une pompeuse mise enscène. La flamme, dont l’origine semblait surnaturelle, s’élevait dans lachapelle et, allant passer par de petites fenêtres percées dans la voûte, laissaità l’assistance l’impression qu’elle était venue du ciel L

Le cierge pascal, disent les rituels chrétiens, doit être fait de la cire la plusblanche qui se peut trouver. Il est placé sur un grand chandelier en formed’ange. A l’heure marquée par le vieux terme de nones, la ix e heure de lajournée, qui correspond à trois heures de l’après-midi, on éteint l’ancien feu,celui de l’année précédente. On va ensuite hors de l’église, en plein air, fairejaillir le feu nouveau à l’aide d’un silex et d’un briquet. C’est de cette flammenouvelle qu’on rallume le cierge pascal et tous les autres feux 1 2 . Si le sensattaché aux coutumes varie, quelles ressemblances ne subsistent pas dans cequ’on pourrait appeler le matériel !

Du tableau qui a passé sous nos yeux, et de ce qui nous entoure encoreaujourd’hui, on peut conclure avec Hyde 3 qu’à une certaine époque l’aslro-lâtrie a fait le fond de la religion pour tous les peuples. Les habitantsprimitifs de l’Europe n’ont pas échappé à ce trait général. Teutons, Germains,Suèves, Goths, Scandinaves, Gaulois ont passé chacun à leur tour par cettephase de l’évolution mentale.

Le culte des aérolithes. — C’est sans doute d’une époque encore plusancienne que date la vénération accordée par les hommes aux aérolithescomme à des objets sacrés. Mais pour remonter plus haut, ce culte ne s’enest pas moins transmis dans les temps d’astrolâtrie, où il faut reconnaîtrequ’il conserve une place naturelle.

Les premiers objets de vénération des sauvages ont été partout des soli-veaux 4 , des troncs d’arbre et des pierres, les unes informes 5 , les autresconiques ou en cube 6 . Les aérolithes furent peut-être même l’origine du cultedes pierres. Le mystérieux de leur provenance, leur caractère, on pourraitdire céleste, ont dû provoquer d’étranges pensées chez les premiers témoinsde ces chutes extraordinaires. N’étaient-ce point des dieux qui venaient ainsisur la terre? Kalsiou, qui signifie aérolithe, était le dieu des Àraméens du

1 Pietro délia Valle, Viaggi descritti da lui medesimo, 1650, lib. xm. — 2 Bauldry, Manuale

sacrarum caeremoniarum, 1637; Picard , Cérémonies religieuses de tous les peuples, t. II,

1723, p. 29-30. — s Hyde, Veterum persarum religionis historia, 1700, p. 135. — 4 Eusebius ,

Praeparatio evangelica, lib. iii, cap. 8; Clemens Alexandrinus , Protrepticon.- — 3 Arnobius,

Disputationes adversus gentes, lib. vi. — 3 Pausauias, Graeciae descriptio, lib. vu, cap. 22;

Tacitus , Historia, lib. n, cap. 3.

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