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Première partie.
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INTRODUCTION.

CHAPITRE IV.

avoir le premier nommé quelques astérismes i * ; mais l’œuvre fut longue etgraduelle : il y avait, dit Hipparque , des constellations plus anciennes les unesque les autres Le travail ne fut pas complet avant Eudoxe , contemporainde Platon , au — IV e siècle. Il avait fallu près de mille ans pour l’achever.

Encore beaucoup d’étoiles étaient-elles restées en dehors des constellationsproprement dites 3 . On les nommait amorphôtoi, informes ou sans figure.Le nombre de ces astres négligés diminuait à mesure que le firmaments’enrichissait de nouveaux personnages. Mais dans la sphère que l’on consi-dérait comme complète, celle d’Eudoxe et de ses successeurs, par exemple,il en restait encore un grand nombre. Il y en a beaucoup dans les intervallesqui demeurent entre les constellations décrites par Ptolémée .

Les sphères de l’Égypte et de la Chaldée étaient ce que les Grecs appe-laient les sphères barbares. A part les groupes zodiacaux et quelques asso-ciations d’étoiles fort remarquables, les Chaldéens ne paraissaient pas avoirformé de véritables astérismes. On croit cependant qu’ils avaient un nompour la Grande Ourse ; et sur un fragment de planisphère céleste qui faitpartie des dernières acquisitions assyriennes du British Muséum , on voit écritTammouz près d’un astérisme qui semble être Orion. Toutefois le systèmedes groupes n’était pas celui de l’ancienne Chaldée. Dans les tablettes astro-nomiques de Ninive , plusieurs centaines d’étoiles sont mentionnées par desnoms individuels, mais pas une seule constellation. Chaque signe zodiacalavait une étoile chef ou conductrice. Le choix de ces astres remontait à uneépoque où l’équinoxe se trouvait à la primaire « Aurigae, icu ou dilgan,étoile de la fondation, par conséquent à plus de deux mille ans avantnotre ère 4 .

Si les signes du zodiaque sont passés de la Chaldée chez les Grecs 5 ,ceux-ci n’ont puisé à la même source, pour la division du ciel, que l’idéegénérale et non pas les figures elles-mêmes. Non seulement les faits l’indi-quent, mais la sphère des poètes classiques, celle qu’Aratus a décrite, estessentiellement hellénique dans ses caractères 6 . C’est celle qui nous a étéconservée à travers les âges, et dont les personnages ont obscurci nos cartescélestes, jusqu’à la publication de l’atlas de Harding, qui le premier eut lecourage d’en supprimer le trait 7 .

i Clemens Alexandrinus, Stromata, lib. i, cap. 15; comparez Seneca , Quaestiones naturales,

lib. vii, cap. 25. — 2 Hipparchus , In Arati et Eudoxi phaenomena, lib. 1, cap. 2. —

3 Aratus , Phaenomena, v. 145. — ^ Bosanquet et Sayce, dans Monthly notices of the

Astronomical Society of London, vol. XL, 1880, p. 119. — 3 Voyez plus loin, présent

chapitre, p. 131. — 6 q % Meier, dans Abhandlungen der Akademie zu Berlin , 1838,

Phil. KL, p. 1. — ^ Harding, Atlas novus coelestis, 1822.