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Première partie.
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ÉPOQUE FABULEUSE. - l’âNIMISME DANS LE CIEL.

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L’aslrognosie des anciens Égyptiens n’a pas été restaurée jusqu’ici, et il enrésulte de grandes difficultés pour l’interprétation de leurs anciens monu-ments astronomiques. Sur ces monuments on voit, comme astérismes, unfleuve, une flèche, un pied de truie. 11 y avait un lion, dont on désignaitséparément la tète et la queue; mais ce lion n’était pas celui de notre sphèreclassique. 11 y avait un hippopotame et un porteur de luth. 11 y avait le dieuNacht, c’est-à-dire le Conquérant ou le Vainqueur, qui s’étendait sur prèsd’un quart du contour du ciel; il portait une masse d’armes et montait surun marche-pied. Un autre personnage, Mena, était entouré de serviteurs.Le calendrier du tombeau de Rhamsès VI, du — XIII e siècle, trouvé àBiban-el-Molouk, près de Thèbes ', a seul fourni le moyen d’identifier quelquesastérismes 1 2 .

Partant de Sirius, dont le signe hiéroglyphique était connu, on a pumarcher de proche en proche, d’après les dates annuelles assignées auxlevers des divers groupes qui se trouvaient indiqués. La constellation la plusimportante était suhou, qui correspondait à peu près à l’Orion de nos sphères,et qui était en effet d’un grand emploi en Égypte , parce que le lever héiiaqued’Orion précède et annonce celui de Sirius. Le signe hiéroglyphique dusa/iou paraît avoir traversé tous les âges de Thistoire égyptienne et seretrouve, sans altération de figure, sur les monuments des Ptolémées et desempereurs, aussi bien que sur ceux des Pharaons .

La primaire a Tauri était désignée, dans l’ancienne Égypte , sous le nomà'ary, et les Pléiades sous celui de choou, qui signifiait « les milliers. » Onpeut ajouter qu’une constellation au moins, celle de la Grande Ourse , avaitété formée vers le nord. Car on la trouve, sous le nom de « cuisse du cieldu nord, » ou « cuisse de bœuf, » khopesch, dans le rituel funéraire quel’on déposait dans les tombeaux, et qui remonte à une antiquité de 60 ou65 siècles. La Grande Ourse s’appelle encore aujourd’hui la jambe, er régi,dans le langage des Arabes d’Égypte 3 . Au pôle Nord , on représentait unchacal, qui est souvent qualifié de « guide des chiens célestes. »

Dans les livres d’Hermès , qui avaient un caractère sacré, et auxquels lesprêtres seuls avaient accès, quatre parties sur quarante-deux étaient consa-crées à l’astrologie. Il y était parlé de la manière dont les étoiles fixes sontrangées, de leurs levers et de leurs couchers annuels, ainsi que des mouve-

1 Champollion le jeune, Monuments de l’Égypte et de la Nubie, 1831, pl. cclxxii bis et

suiv. — 2 J, B. Biot , dans Mémoires de l’Académie des sciences de l’Institut, t. XXIV, 1854,

p. 549. — $ J. B. Biot, dans Journal des Savants , 1855, p. 466.