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Première partie.
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INTRODUCTION.

CHAPITRE IV.

menls du Soleil et de la Lune L C’était pour leur donner plus d’importanceque ces livres étaient attribués à un dieu i 2 * * .

Les Ayrens avaient de leur côté donné des dénominations aux astérismes.On y retrouvait, comme chez les autres peuples, des héros, des animaux,des objets utiles. Le ciel avait donné asile aux individualités les plus respec-tées. Les sept étoiles brillantes de la Grande Ourse étaient, par exemple,pour les Hindoux , les sept principaux richis ou saints personnages, « quirésident bien au delà de Saturne. » Procyon était le fameux singe hanou-manou ou hanouan, qui de sa queue avait fait un pont à l’armée de Rama,pour passer de l’Inde à Ceylan. On voyait en outre, sur la sphère des Hindoux ,un Éthiopien aux traits gigantesques, une femme couverte d’un manteau, unléopard, une cigogne, deux porcs, un grand arbre sur lequel est placé unchien.

Les peuples orientaux avaient formé généralement de petits groupes, etsouvent même ils désignaient les étoiles individuellement, d’après la manièreantique des Àccadiens. C’est là le caractère qui est resté à la sphère arabe dumoyen âge. C’est celui de la sphère chinoise et de la sphère mongole. LesChinois ont environ 300 astérismes, qui avec les noms synonymiques don-nent près de 800 appellations. La sphère des Tartares n’est pas divisée enmoins de 319 constellations.

L’astrognosie chinoise, comparée à celle de l’Occident , offrait des carac-tères particuliers. Le firmament, dit le Chouking, était divisé dès le tempsd’Yao en quatre quartiers, à chacun desquels étaient affectés un symbole etune couleur. À celui qui contenait l’équinoxe du printemps, un tigre blanc,et aux trois autres respectivement un oiseau rouge (le flamant ou phénicop-lère), un dragon bleu et une tortue ou plutôt un guerrier noir. Parmi lesastérismes, on trouve, par exemple, que « et (3 Ursae minoris sont les souve-rains du ciel, « Ursae majoris le pivot céleste, >? Ursae majoris la lumièreagitée, /3 et y de la môme constellation les pierres précieuses, « et (3 Lyraela brodeuse. La Grande Ourse était aussi figurée par un boisseau ; on l’appe-lait le boisseau du nord, pe-leou; ce que nous nommons la queue était lemanche du boisseau, leou-ping. Sur une ancienne carte céleste que possédaitRoegler, on voyait marquées quelques étoiles qui échappent par leur faiblesseaux vues ordinaires 5 , circonstance qui prouve qu’à la Chine on avait mis à

i Clemens Alexandrinus, Stromata , lib. vi. — 2 Jamblichus, De mysteriis aegyptiacis,

cap. 1. — 3 Duhalde, Description géographique, historique... et physique delà Chine ,

1735, t. III, p. 273. Comparez Mémoires de l’Académie des inscriptions et belles-lettres ,

t. XLII, 1786, p. 512, note (»).