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INTRODUCTION.
CHAPITRE IV.
grande figure rectangulaire est restée dans le temple. C’est sur celle-ci qu’estinscrit le cartouche de Néron .
Dans le zodiaque primitif des Accadiens, chaque signe était subdivisé entrois parties ou décans, à chacun desquels était attribuée une étoile particu-lière, dont l’apparition à l’horizon annonçait le lever de l’arc d’écliptiquecorrespondant. La Perse ancienne avait adopté les mômes errements. Celtesubdivision acquit une grande importance en Egypte , à cause des idéesastrologiques qu’on y rattachait. Le décan, ou espace de dix degrés, était letiers du signe : il y en avait donc trente-six, affectés à des personnages quiinfluaient sur la vie humaine. Considéré comme mesure du temps, chaquedécan présidait à dix jours. Dans ce système, les 36 décans, distribués pardécades, représentaient 360 jours. Les Égyptiens en ajoutaient alors untrente-septième, qui servait à clore l’année, et qui empiétait sur l’annéesuivante. Le premier décan de celle-ci ne commençait qu’après l’expirationde celte espèce de décan épagomène.
Kircher a donné le premier la gravure d’un zodiaque gréco-égyptienportant les signes et les décans '. On a depuis indiqué différentes listes deces figures symboliques. Firmicus en avait donné une 1 2 . Celle d’iiéphestion,astrologue thébain, a été publiée d’abord par Saumaise 3 , puis plus correc-tement par J. B. Biot d’après les manuscrits A Ibn Ezra en a donné trois, qu’ilappelait celle des barbares, c’est-à-dire des Égyptiens, celle des Perses et celledes Indiens 3 . Elles ont des rapports entre elles, sans être vraiment identiques.On voit qu’en Perse et dans l’Inde la liste avait été retouchée. Lepsius etBrugsch sont les dernières autorités pour les décans égyptiens fi .
La Perse avait reçu le zodiaque chaldéen; mais ce n’était pas dans destemps très anciens. A l’époque du Zend-Avesta, il n’y en avait encore aucuneespèce de trace. Dans le Boundehesch, on voit Ormuzd partager les fixes endouze constellations mères, qui portent les noms des douze signes classiques,et qui constituent les stations du Soleil. Il forme aussi les vingt-huit constel-lations qui servent de stations à la Lune . Tous ces groupes, ou plutôt lesastres qui les composent, sont les éléments d’une milice céleste, destinée à
1 Kircher, OEdipus aegyptiacus, t. II, part, ij, 1654, p. 206. — 2 Firmicus, Astrono-
micon, lib. iv, cap. 16. — $ Salmasius , De annis climatericis, 1648, p. 610. — * J. B. Biot,
dans Mémoires de l’Académie des Inscriptions , t. XVI, part, ij, 1844. — 3 Dupuis, Originede tous les cultes, édit. 1795 [an III], t. III, part, ij, p. 225; Colebrooke, dans Asiaticresearches, vol. IX, 1807, p. 367, 373. — 6 Lepsius , Einleitung zur Chronologie derÆgypter, Abth. I, 1849, p. 68-69 (où il donne cinq listes de décans); Brugsch , Monumentsde l’Égypte, l re série, 1857, pl. xix.