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INTRODUCTION.-CHAPITRE IV.
11 est donc probable que l’idée avait été importée de l’Inde , mais qu’elle asubi une sorte d’adaptation.
Ce qui est certain, c’est que, conformément à leur système de coordonnéessur l’équateur, les Chinois assignaient les positions de leurs étoiles déter-minatrices par les ascensions droites et les déclinaisons. Ils corrigeaient detemps à autre l’étendue attribuée aux divers compartiments, lorsque lesprogrès de la précession avaient altéré d’une manière sensible les inter-valles. Au XIII e siècle, l’ordre de culmination des deux étoiles À et â Orioniss’est renversé, et la division qu’elles contenaient entre elles s’est par consé-quent évanouie. C’est ce qui était arrivé un peu auparavant pour un desnakshatra des Hindous 1 . Mais les astronomes de l’Empire du milieu ontmontré ici la différence des caractères. Ils ont maintenu à son ancien ranget mentionnent encore la division tse, bien qu’elle soit entrée depuis plus decinq siècles dans la division tsan, où elle se trouve incluse, et qu’elle n’aitplus d’existence par elle-même. Dans la réforme de leur astronomie par lesmissionnaires de la Société de Jésus , iis ont obligé ceux-ci à la conserver.
Une liste d’étoiles lunaires, différentes à la fois de celles de l’Inde et decelles de la Chine , se retrouvait chez les Arabes. Mais elle n’a jamais figurédans leur astronomie que comme hors-d’œuvre. On voit clairement que l’idéede celte division était étrangère à leur système astronomique. En l’adoptant,les Arabes avaient fait un nouveau choix des étoiles, beaucoup plus régu-lier, plus assujetti à suivre l’écliptique, et applicable à leurs observations delevers et de couchers. Non seulement, remarque Ulugh-Beigh, ces étoilesse correspondent sur la sphère par couples à peu près diamétraux, mais ellessatisfont à la condition de présenter des levers et des couchers, qui s’échelon-nent presque régulièrement à 13 ou 14 jours d’intervalle. C’était s’écartercomplètement de l’objet d’un zodiaque de la Lune .
Les vingt-huit divisions sont cependant appelées, en arabe, menâzil clkamar, les stations lunaires. La liste des étoiles conductrices de ces stationsest commune aux Persans, aux Tartares et aux Turcs, qui tous l’ont reçuedes Arabes. La situation de ces déterminatrices dans les limites du zodiaquede la Lune donnait, chez ces peuples, plus de fixité aux divisions : lesstations contiguës étaient plus également influencées par la précession. Lamansion où se trouvait le Soleil s’appelait « enflammée, » celle qu’ilvenait de quitter « séparée après l’embrasement » et celle où il allaitentrer était nommée « fumante. » Le nom persan des mansions de la Lune est khordeh.
t Voir plus haut, présent chapitre, p. 140.