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Première partie.
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ÉPOQUE FABULEUSE. - l’aNIMISME DANS LE CIEL.

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Il est difficile de dire à quelle époque précise les Arabes ont reçu desHindousle zodiaque lunaire. Le Koran fait mention des stations de la Lune , par leur nomgénérique, sans entrer dans le détail des astres. La plus ancienne énuméra-tion connue, dans les écrits arabes, est celle d’Alfragan du commencementdu IX e siècle. Il y en a une autre, avec variantes, dans Aben Ragel -, ausiècle suivant. Les Arabes ne s’étaient pas toujours arrêtés à des étoiles indi-viduelles; ils avaient pour certains kamar des groupes de deux ou trois étoilestrès voisines. Mais plus on s’éloignait de l’astronomie primitive, où l’on nenotait encore que grossièrement les positions de la Lune , plus l’utilité d’unzodiaque lunaire se perdait. Cette création a fini par rester dans la science,comme un souvenir seulement. Nous avons vu que les nakshatra ne sontplus pour les Hindous eux-mêmes qu’une nomenclature, comme les signeszodiacaux le sont devenus pour les Européens.

Communications antéhistoriques entre les peuples. — Le lecteur a dûêtre frappé, dans ce qui précède, des nombreux exemples de communicationdes connaissances, de peuple à peuple, révélés par l’histoire de l’astronomiedans la période que nous venons de résumer. Aux faits avérés se joignenten outre des indices parfois extrêmement curieux d’importations semblables,sur lesquelles plane encore un doute, mais qui n’en sont pas moins dignesd’éveiller l’attention. Ces traces plus ou moins positives de rapports contre-disent les notions communes. Lorsqu’il s’agit d’une antiquité reculée, on sereprésente les sièges des différentes civilisations comme des points brillantssur un immense fond obscur, isolés et distants les uns des autres. On se figureque le travail de développement s’est poursuivi, dans chaque foyer, d’unemanière complètement séparée et indépendante, à part pour ainsi dire dureste du monde. Mais il serait inexact de penser qu’il n’existait pas, entre cesdivers centres, des communications d’une certaine étendue.

Ces relations sont mises au contraire en évidence par les objets de fabri-cation étrangère qu’on retrouve dans les monuments et dans les fouilles.Ainsi on a retiré des ruines de Ninive des objets évidemment égyptiens,tandis que les sépultures des bords du Nil ont fourni de leur côté des œuvresde l’industrie assyrienne , entre autres de petits meubles en bois précieux etdes objets en terre émaillée. La céramique de la Mésopotamie était toutedifférente de celle de l’Égypte : aucune confusion n’est donc admissible.

L’Égypte avait été d’abord fermée aux étrangers. Mais au — VII e siècle,

1 Alfragamis, Rudimenta astronomiae, cap. 20, 22. — Hyde, In tabulas UIugh-Beighieommentarii, 1665 (réimpression de 1767), p. 30.