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INTRODUCTION.
CHAPITRE V.
CHAPITRE V.
ÉPOQUE EMPIRIQUE. — LES PREMIÈRES ORSERVAXIONS.
L’observation entre dans une phase active. —• Observation des solstices. — Observation despassages du Soleil par le zénit. — Observation des éclipses. — Services astronomiquesofficiels. — Rédaction des almanachs. ■— Sciothérique. — Tracé de la méridienne. —Les clepsydres. — Observations astronomiques proprement dites. — Instruments àmesurer les astres. — Alexandrie , son observatoire et ses bibliothèques.
L’observation entre dans une phase active. — Nous avons vu jusqu’ici uneastronomie qu’on pourrait appeler entièrement réceptive. On ne tenait notedes phénomènes que vaguement et par tradition : on manquait, en effet, del’usage courant de l’écriture. En fait de calcul, on ne se livrait qu’à la consi-dération des cycles. Et pour ce qui concerne les causes et les lois, on sebornait, par analogie, à prêter aux astres la vie, l’action et la volonté.
Mais nous sommes arrivés à la fin de cette époque passive et nous allonsentrer dans une phase nouvelle. De véritables observations vont être recueil-lies et conservées. D’abord accidentelles, et faites à mesure qu’elles s’offraientd’elles-mêmes, elles deviendront avec le temps intentionnelles et régulières.A l’aide de ces premiers matériaux, l’esprit humain se hâtera de construire.Le tableau animé des personnages divins fera bientôt place à l’édification desystèmes physiques.
En fait d’observations anciennes, il ne faut pas cependant accepter aveu-glément tout ce que les historiens primitifs ont rapporté. Il ne faut pasprendre, par exemple, pour des observations effectives, ce qui n’était queles origines des mouvements, ou comme nous dirions aujourd’hui l’époque