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Première partie.
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ÉPOQUE EMPIRIQUE. - LES PREMIÈRES OBSERVATIONS.

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Les colonnes des temples de Quito et de toute la région environnante ontété détruites par ordre du gouverneur espagnol Sébastian de Belalcaçar.Ailleurs elles ont été renversées par les capitaines chargés de l’administra-tion des provinces. Ainsi agissent les conquérants.

Observation des éclipses. — Quant aux observations des éclipses, les plusanciennes sont celles que nous ont conservées les annales de la Chine . II yen a six dans le Chou-king de Confucius, qui vivait au —VI e siècle, et trente-six dans son livre du Chun-tsiou. La plus ancienne de toutes se trouve auchapitre yao-tien du Chou-king. C’est une éclipse de Soleil qui arriva dansla division fang, limitée par n et par a Scorpii, le 1 er jour de la 3 me luned’automne, peu après que l’empereur Tchong-Kang eut commencé à régner.Suivant la chronologie, d’ailleurs un peu incertaine en cet endroit, ce souve-rain serait monté sur le trône en —2158. Les interprètes de cette chronologieont cru cependant cette date trop reculée d’une vingtaine d’années. Le calculastronomique est venu confirmer cette opinion. En employant les meilleurestables modernes du Soleil et de la Lune , von Oppolzer a trouvé que cetteéclipse se vérifie pour l’année — 2136 '. Voilà donc une observation quiremonte à plus de quatre mille années.

Depuis celle ancienne éclipse jusqu’à la fin du XVII e siècle, les annalesde la Chine , dépouillées par Mailla, ont fourni 460 éclipses de Soleil. Gaubilen a donné, d’après ses lectures dans les ouvrages chinois, 656, qui font, enpartie, double emploi avec les précédentes. Il a indiqué aussi 32 éclipses deLune . Le tout a été mis en tableau par Delambre 1 2 . Il s’en faut de beaucoupqu’on ait encore comparé toutes ces éclipses avec nos tables. Celles duChun-tsiou de Confucius ont été examinées par John Williams 3 , et les plusanciennes du Chou-king par von Oppolzer, dont on a cité le travail tout àl’heure.

Les Babyloniens passaient pour posséder une très longue série d’observa-tions d’éclipses. Alexandre avait, disait-on, envoyé en Grèce ce précieuxmonument astronomique, qui aurait remonté à 1903 ans avant sa conquêteet par conséquent à l’an — 2226. L’existence de pareilles annales n’offreguère de doute, mais le chiffre d’ancienneté qui leur a été assigné provientd’une erreur. L’unique document, la version latine de Simplicius, d’où on

1 Berichte der Akademie zu Berlin, 1880, p. 166. — 2 Delambre , Histoire de l’astronomie

ancienne, 1817,1.1, p. 355-389. — 3 Monthly notices of the Astronomical Society of London,

vol. XXIV, 1864, p. 167.