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Première partie.
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ÉPOQUE EMPIRIQUE. - LES PREMIÈRES OBSERVATIONS.

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mention. Ptolémée rapporte une occultation de — 282, qui a été calculéepar Encke d ; mais c’était une étoile, a Virginis, que la Lune avait cachée.

E. Biot a relevé dans la grande collection des vingt-cinq historiens de laChine , 37 observations de Mercure, qui s’étendent du — 1 er au -f XI e siècle.De ces observations, 13 sont des appulses, qui ont été soumises au calculpar Le Verrier i 2 , et qui se vérifient, à l’exception de deux, dont les datessont apparemment mal données. L’une de ces observations est particulière-ment intéressante : c’est un passage de la planète entre les deux étoiles r, et yVirginis, qui sont peu différentes en latitude. II y avait là un critérium à lafois pour les tables de Mercure et pour les observations chinoises. Or les tablesfont, en effet, passer la planète entre ces deux étoiles, du 19 au 20 septembre-+- 155, conformément aux données des astronomes du Céleste Empire.

Nous savons que les Étrusques tenaient aussi des annales célestes; maisil ne nous est rien resté de leurs observations. Les Incas , bien qu’ils eussentremarqué les éclipses, n’en avaient rien conservé. L’Inca Huyana-Capac avaitvu une tache sur le Soleil en 1525. On se souvenait d’une comète qui avaitapparu à la mort de rinça Huascar. Peu de temps après, il y en eut uneautre, lorsqu’Atahuallpa était déjà prisonnier entre les mains de Pizarre.Ces sortes d’apparitions étaient regardées comme l’annonce de calamitésimminentes. Il y avait eu aussi, avant le même événement, une pluie remar-quable d’étoiles filantes, « beaucoup d’étoiles, grandes et petites, avaientcouru pendant la nuit 3 , » et c’était une autre cause d’effroi : on n’allait pasjusqu’à dire un signe de malheur. Quand les indigènes des côtes de Cumanaet de Para voyaient une comète, ils faisaient, comme dans les éclipses, ungrand bruit de tambours afin de l’éloigner.

Les Aztèques, dont les hiéroglyphes permettaient mieux que les cordonset les nœuds des quipos la conservation explicite des souvenirs, avaientcommencé, quelque temps avant l’arrivée des Européens, l’enregistrementrégulier des principaux phénomènes astronomiques. Ainsi, dans le manuscritLe Tellier de la Bibliothèque uationale de Paris , on trouve les éclipses du25 février 1476, du 8 août 1496, du 13 janvier 1507, du 8 mai 1510, lacomète de 1490, et une mention de 1509 de la lumière zodiacale 4 . Toutesces dates appartiennent au demi-siècle qui a précédé la conquête. Ces regis-

i Astronomische Nachrichten, t. LI, 1859, p. 97. — 2 Comptes rendus de l’Académie

des sciences [de Paris], t. XVII, 1843, p. 732. — 3 Garcilaso , Primera parte de los com-

mentarios reales, 1609, lib. i, cap. 34. — * .4. de Humboldt, Vues des Cordillères, t. II, 1816,

p. 299, 301.