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Première partie.
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INTRODUCTION.

CHAPITRE V.

très ont encore été tenus pendant une certaine durée après l’établissementde la domination espagnole.

Rédaction des almanachs. — C’est sans doute en Assyrie qu’il faut cher-cher les premières traces des publications annuelles que nous appelonsalmanachs. Ce n’étaient d’abord que deux tableaux parallèles des variationsdans les apparences du ciel et dans le cours des saisons, un « livre del’année, » comme on en retrouva plus tard chez les peuples classiques, chezles Arabes et au moyen âge. C’est ainsi qu’il y a de ces « livres de l’année »dans Hésiode, dans les Geoponica du Carthaginois Magon , dans les Fastesd’Ovide, le De re rustica de Columelle, les Géorgiques de Virgile , l’Histoirenaturelle de Pline . Mais les astrologues chaldéens y ajoutèrent l’annonce descatastrophes et des événements politiques qui devaient s’accomplir. Cespublications étaient destinées à augmenter leur prestige et leur pouvoir,déjà très grands. A cette époque de la vie des peuples, il n’est pas nécessaireque les prédictions s’accomplissent d’une manière suivie ; il suffit de quelqueshasards heureux. Ce n’est pas tant le succès que le pouvoir apparent d’anti-cipation qui frappe les hommes.

Des tablettes égyptiennes analysées par Brugscb 1 et commentées parJ. B. Biot 2 montrent le cours des planètes pendant 29 années consécutives,les années 105 à 133 de notre ère, inclusivement. Pour tout cet intervalle,elles donnent le jour de l’entrée des cinq planètes dans chacun des signesdu zodiaque. Cette entrée a lieu par l’occident quand la planète est directeet par l’orient pendant ses rétrogradations. 11 ne s’agit pas d’ailleurs d’obser-vations faites d’après le ciel, mais d’une véritable éphéméride résultant d’uncalcul; car les données continuent quand les planètes sont en conjonctionavec le Soleil et que par conséquent elles auraient été invisibles. Dans laseizième année de ces tablettes, Jupiter et Saturne se sont dépassés dans lesigne d’Aries; ces deux planètes ont donc été à ce moment en conjonctionmutuelle dans un point déterminé du ciel, circonstance qui a permis d’établirla date exacte de ce précieux monument. Les Hindous font jusqu’à ce jourdes almanachs, où ils calculent à l’avance les éclipses et les positions desplanètes, par les règles exposées d’une manière empirique dans le Sourya-siddhânta. Ces calculs sont une sorte de secret, qui reste entre les mains desbrahmes. Chez les Chingalais, les plus habiles astronomes sont les prêtres

i Bi'ugsch, Mémoire sur des observations planétaires consignées dans quatre tablettes

égyptiennes, 1856. — 2 Journal des savants , 1856, p. 705.