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Première partie.
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ÉPOQUE EMPIRIQUE. - LES PREMIÈRES OBSERVATIONS.

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de premier ordre; mais au temps du voyage de Robert Knox, c’est-à-diredans la seconde moitié du XVII e siècle, ils laissaient aux tisserands le soinde préparer les almanachs et de toutes les opérations usuelles. Ces almanachscontenaient l’âge de la Lune, les annonces d’éclipses tant de Soleil que deLune , et les époques favorables pour ensemencer et pour labourer. Les Siamoisfont aussi des almanachs, dans lesquels ils prédisent les éclipses. Les Turcsont fait pareillement, jusqu’à ces derniers temps, un almanach officiel, calculésur les tables persanes du XV e siècle, et qu’ils appellent même du nom persanrus-nameh. Les éclipses, tant du Soleil que de la Lune , qui doivent êtrevisibles à Constantinople , y sont assez exactement renseignées. Mais c’est enChine que ce travail avait acquis, depuis une grande antiquité, un caractèresolennel d’utilité publique.

Le gouvernement chinois fait préparer officiellement chaque année deuxalmanachs, qui répondent, dans une sphère plus humble, à VAnnuaire et àla Connaissance des temps publiés à Paris . Le premier est à l’usage général;il se tire à un nombre immense d’exemplaires. Il contient, comme donnéesastronomiques, le lever et le coucher du Soleil, les phases de la Lune , etl’entrée du Soleil dans chaque demi-signe du zodiaque. Les éphéméridesscientifiques donnent en outre le lieu des planètes pour chaque jour, ladistance en longitude de ces planètes à la déterminatrice la plus proche, leurentrée dans chaque signe et leurs conjonctions. On y suit les nœuds lunairesdans leurs mouvements, de la même manière que les planètes, comme lesHindous le font sous les noms de tête et de queue du Dragon L

Le corps des astronomes officiels présente en grande pompe ces almanachsà l’empereur, aux princes et aux princesses du sang assemblés pour lesrecevoir. On croit lire la visite du premier de l’an du Bureau des longitudes de France au chef de l’État, pour lui offrir l'Annuaire et la Connaissance destemps. En Chine , les astronomes ajoutent à leur présent une table destinée àl’empereur seul, et qui est manuscrite, dans laquelle sont calculées, pourl’année qui va s’ouvrir, les conjonctions de la Lune avec les planètes, et sesappulses avec les plus belles étoiles, dans les limites de 1 degré de différenceen latitude.

C’est le ta-sse ou grand annaliste qui préside à la confection du calen-drier impérial. C’est lui qui est chargé de le faire parvenir à tous les fonction-naires de l’empire, pour leur servir de guide dans les travaux administratifs.Bien que ces usages datent de fort loin, la série des almanachs chinois que

1 Comparez ce qui a été dit plus haut, Chap. II, p. 63.