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Première partie.
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INTRODUCTION.

CHAPITRE V.

l’on possède ne remonte pas an delà de l’année 4576. A cette époque, ilsétaient rédigés et imprimés à Peking, sans aucune admission d’origine euro-péenne . Les premiers missionnaires ne sont arrivés qu’en 1581, et ils ontété longtemps d’ailleurs avant de faire sentir leur influence. Les rédacteursse fondaient sur l’observation effective du solstice d’hiver de 1280, etfaisaient l’année tropique de 365'5H9 m !2*, près d’une demi-minute detrop ’.

Les roues chronologiques des Mexicains et des Mayans étaient préparéespour plusieurs années à l’avance, et permettaient de trouver facilement lenom du jour. Les peuplades du nord de l’Europe avaient aussi leurs alma-nachs; mais ils ont subi de bonne heure l’influence de la civilisation cello-romaine. Ce qu’on appelle les hâtons runiques étaient des tablettes courtes oudes bâtons aplanis, sur lesquels le cours du Soleil et les jours de fête étaientindiqués par des signes. C’étaient de véritables almanachs. Mais on trouve,même sur les plus anciens, la lettre dominicale et le nombre d’or de l’égliseromaine. Ils ne remontent vraisemblablement qu’au VI e ou au VII e siècle ' î .Aujourd’hui tous les peuples civilisés ou à demi-civilisés, dans quelquepartie du monde qu’ils habitent, se reposent sur nos éphémérides de préci-sion pour régler leurs années, leurs fêtes, leurs travaux, et être informésdes phénomènes célestes.

Sciothértque. — Dès les premières observations astronomiques, la néces-sité de moyens exacts pour mesurer le temps devait se faire sentir. C’étaitsurtout pendant le jour, où l’on avait un seul astre pour se guider, que ladifficulté était le plus sensible. Force avait été pendant longtemps de secontenter du vague renseignement tiré de la longueur de l’ombre. Un récitde ï'iacourt, qui avait visité Madagascar au milieu du XVII e siècle, donneune idée de la manière dont les premiers peuples sont arrivés à l’inventiondu gnomon 3 . A cette époque, les populations d’affinité malaie qui habitentcette grande île avaient reçu des Arabes les noms des planètes et la divisiondu jour. Pour juger de la hauteur du Soleil, les Madécasses se servaient del’ombre de l’homme, qu’ils désignaient sous le nom de saa. La sphère étant,chez eux, à peu près droite, les mesures variaient peu avec les saisons. Lesaa s’estimait en longueurs du pied. Quand il avait, par exemple, 24- fois la

i Gaubil, dans Lettres édifiantes et curieuses écrites des missions étrangères, t. XXVI,

1783, p. 276. — i 2 0. Vormius, Monumentorum danicorum libri VI, 1643; T. Barlholinus,

Àntiquitates danicae, 1689. — 3 Prévost tt’Exiles, Histoire générale des voyages, édit. 4°,vol. VIII, 1780, part, h, liv. ij.