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Première partie.
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ÉPOQUE EMPIRIQUE. - LES PREMIÈRES OBSERVATIONS.

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longueur de la plante du pied, on disait que le Soleil était à une heure de sonlever ou de son coucher.

On saisit ici à ses débuts la sciolhérique ou étude de l’ombre. Il n’y avaitpas d’abord de cadrans solaires proprement dits. On jugeait plus ou moinsvaguement de l’état du jour suivant que l’ombre s’était raccourcie ouallongée. On continuait à mesurer cette ombre en pieds sur l’aire du cadranbabylonien, longtemps après qu’on eut appris à construire de véritablescadrans solaires i . On voit dans Arislophanes que, de son temps, c’étaitencore par les longueurs des ombres du gnomon qu’on se représentaitl’avancement progressif de la journée 2 .

Des cercles concentriques étaient tracés à cet effet au pied de la colonneou stèle. Celle-ci, entourée de ces cercles sur lesquels on voyait en quelquesorte tourner l’ombre, s’appelait polos 3 . La longueur actuelle de cette ombredonnant une idée de l’heure du jour, on nommait aussi cet appareil horo-logium.

Il paraît, d’après la construction du zodiaque aztèque déterré à Mexico 4 ,que celte grande pierre servait de « polos, » mais avec des styles qui s’im-plantaient dans des trous différents, de manière à maintenir l’extrémité del’ombre dans de certaines limites.

Noire mot gnomon vient simplement de gnômê, connaissance. Tous lespeuples de l’antiquité se sont servis de l’ombre d’une stèle pour juger de lamarche du temps. Nous avons vu les Chinois employer très anciennementle gnomon à l’observation des solstices 5 . Au — XII e siècle, Tcheou-kong tiraitde ces mêmes observations la latitude géographique, comme on le fît pendantlongtemps en Grèce et dans toute l’Europe, comme on le faisait encore à larenaissance des sciences et jusqu’à Gassendi . Le gnomon chinois était à style.L’usage courant du gnomon à trou, imaginé en Perse, ne se répandit quevers le XIII e siècle, à la suite probablement des communications avec lesastronomes persans, venus vers cette époque à la cour de l’empereur Koblay.Ce dispositif était cependant déjà mentionné, en Chine , dans le Tcheou-pey,ouvrage qui remonte au temps des flan, et qui enseigne à le construire enfaisant un trou dans une tige de bambou; mais on l’avait négligé. AuXIII e siècle, Aboul Hassan se servait aussi du gnomon à trou chez lesArabes. Mais si ce procédé avait été peu apprécié, les Chinois avaient essayé

i Meier, Handbuch der Chronologie, 1825, Bd. I, jp. 235-236. — 2 Arislophanes, Con-

cionnatrices, v. 652. — 3 Julius Pollux , Onomasticon, lih. vi, cap. 46; lib. ix, cap. 140;

Athenaeus , Deipnosophistae, lib. vi, cap. 42. — Leon y Gama, Descripcion de los dos

piedras que se fallaron en Mexico , 1792. — 3 Plus haut, présent chapitre, p. 147.