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INTRODUCTION.
CHAPITRE V.
fort anciennement d’approprier leurs appareils sciothériques à de vraiesmesures. Ils partageaient Faire nivelée au pied du style en quatre grandesparties, subdivisées chacune en 24 autres.
D’après Hérodote , les Chaldéens auraient été les premiers en occident àconstruire des cadrans solaires '. Il paraît certain cependant que les Égyptiensen avaient aussi, dans une assez grande antiquité. Il n’en est question toutefoisque dans des auteurs grecs relativement récents 2 , et l’on n’a pas retrouvéjusqu’ici un seul de ces instruments. Plutarque décrit la tablette équatorialedont on se servait de son temps en Égypte . On l’installait dans le plan del’équateur. Le style la traversait de part en part, dans la direction de l’axedu monde. Le mouvement du Soleil étant censé uniforme, au moins dans lecours d’une journée, l’ombre y décrivait des angles égaux dans des tempségaux 3 .
Au — III e siècle, Bérose , prêtre chaldéen, imagina de recevoir l’ombresur un demi-cercle concave incliné L Cet appareil fut nommé scaphê. On ena découvert un dans la première partie du siècle dernier, sur l’ancien sitede Tusculum, près de Rome 3 . La division qu’il portait était en douze heures.Au milieu de ce siècle, on en a trouvé un autre dans les fouilles de Pompéï,qui avait l’hémisphère creux complet 6 . Il y a maintenant un certain nombrede cadrans solaires anciens dans les Musées de Naples, du British Muséum et du Louvre. Presque tous sont hémicycliques, et ne diffèrent d’un hémi-sphère creux que par l’ablation de la partie méridionale, à partir du tropiquedu Cancer. Un d’entre eux cependant, qui est à Paris et qui provient desenvirons de Tyr, est tracé sur la concavité d’une surface conique 7 . Il neparaît pas remonter beaucoup au delà de l’origine de notre ère.
Les cadrans coniques étaient fort ingénieux. On donnait au cône uneouverture double de la latitude du lieu, et plaçant l’axe idéal dans la direc-tion de l’axe du monde, on faisait une section par un plan horizontal, quidonnait un contour parabolique. Il restait une espèce de fond de bateau,dans lequel se projetait l’ombre d’un point, pris à la fois sur l’axe du cône etsur celui de la parabole de section. Chaque jour ce point d’ombre décrivaitun arc de cercle au fond du cadran, pendant la durée du jour naturel. On voit
t Ilerodotus, Historia, lib. ii, cap. 109. — 2 Geminus, Isagoge in phaenomena, cap. 6;Clemens Alexandrinus, Stromata , lib. vi. — 3 Plutarchus, De oraculorum defectu, cap. 3.
— 4 Vitruvius , De architecture, lib. ix, cap. 9. — 3 Zuzzeri, D’una antica villa scoperlasul dosso del Tusculo, 1746. — 3 Quaranta, L’orologio a sole di Beroso scoperte inPompei, 1854. Comparez [Bojardi], Le antichità di Ercolano; Pitture, t. III, 1762, p. 337.
— 7 Woepke, dans Journal asiatique, 6 e série, t. I, 1863; Laussedat , dans Comptes rendusde l’Académie des sciences [de Paris ], t. LXXI, 1870, p. 264.