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Première partie.
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ÉPOQUE EMPIRIQUE. - LES PREMIÈRES OBSERVATIONS.

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Philippus, étant censeur, le remplaça par un autre plus exact, en —162 LA celte époque les Romains n’avaient pas encore vu de clepsydre.

Les particuliers riches faisaient surveiller leurs cadrans par des esclaves,chargés d’annoncer la longueur de I’omhre. Des espèces d’huissiers, nommésacecnses, remplissaient le môme office pour l’usage public, dans la cour duprêteur, et de là criaient l’heure à la multitude. Vers la fin du — I er siècle,afin d’avoir un instrument meilleur et en môme temps plus monumental,Auguste fit transporter d’Égypte à Rome , et ériger dans le Champ de Mars, unobélisque de 32 mètres de hauteur. On construisit sous terre, pour le sou-tenir, un massif en maçonnerie aussi profond que l’obélisque était haut. Laméridienne était graduée sur un pavement en pierre horizontal, où les divi-sions étaient marquées par des filets de cuivre incrustés. Le mathématicienFacundus Novus donna l’idée de surmonter la pyramide d’une houle, afin demieux déterminer la position de l’ombre 2 . Cet obélisque fut renversé pluslard et se brisa dans sa chute. Les tronçons, aujourd’hui sous terre, traver-sent les caves de plusieurs maisons qui ont été construites par-dessus.

La variété des formes données aux cadrans solaires et le caractère monu-mental de ceux affectés aux usages publics donnent une idée de l’importancede la sciothérique durant l’époque municipale des sociétés. Une préoccupa-tion qu’on peut appeler astronomique tenait en éveil la population toutentière. La division de la journée reposait sur les lois du mouvement diurne,et si le Soleil venait à être couvert par un nuage, on perdait pour ainsi direla conscience du temps.

Tracé de la méridienne. — Pour les besoins de cette gnomonique populaire,et notamment pour l’orientation des cadrans solaires, on devait apprendre àtracer la méridienne. On se servait aussi de cette ligne dans l’arpentage. Lespyramides de Ghizeh sont orientées avec une précision que les dégradationsde ces monuments ne permettent pas d’apprécier exactement. On peut diretoutefois que l’erreur n’allait pas à un quart de degré, et il est probablequ’elle était beaucoup moindre. L’art de tracer la méridienne a dû être fortancien en Égypte , mais il ne nous reste pas de renseignements à cet égard.

Le Musée de Turin possède un instrument très intéressant à ce pointde vue, qui a appartenu à un hiérogramme égyptien 5 . 11 était destiné à

-1 Plinius, Historia naturalis, lib. vu, cap. 60. — 2 Plinius, Historia naturalis , lib. xxxvi,cap. 9, 10, 11; Bandini, Dell’ obelisco di Cesare Auguste, 1730. — 3 Voir le dessin et larestauration dans les Mémoires de l’Académie des sciences de l’Institut, t. XX, 1849, pl. i.