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Première partie.
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ÉPOQUE EMPIRIQUE. - LES PREMIÈRES OBSERVATIONS.

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trois longueurs d’ombre, prises à différentes heures de la matinée. Unemention insérée dans les Scriplores rei agrariae nous apprend que lesarpenteurs romains recouraient à celte méthode \ qui n’exigeait pas lalongue attente de la hauteur correspondante du soir, et que le passage dequelques nuages n’était pas de nature à faire manquer.

Uiugh-Beigh, dans l’introduction de ses tables, expose encore la méthodedes longueurs d’ombre correspondantes; mais il indique en outre commenton peut obtenir la méridienne en calculant l’azimuth de l’ombre d’un fil-à-plomb, d’après la hauteur actuelle du Soleil, mesurée à l’astrolabe ou auquadrant de hauteur. Nous ignorons quelles étaient les méthodes des peuplesdu Nouveau Continent; mais les pyramides du Mexique et du Yucalan sontorientées daps des limites, qui ne vont nulle part jusqu’à 1 degré d’erreur.

Les clepsydres. — Pour la mesure de l’heure, on trouva un auxiliaireprécieux dans l’écoulement réglé des liquides. Les horloges à eau, que lesGrecs appelaient clepsydres, furent probablement imaginées dans plusieurscentres de civilisation différents.

Lorsqu’on commença à employer ces instruments, on se fit aussi une idéeplus nette du partage du temps. On conçut la continuité régulière de ladurée. Il est vrai que les clepsydres, à l’origine, demeuraient fort rares, etn’étaient pas à la portée du vulgaire. Mais chacun en ayant une certainenotion, y rapportait le cours des heures par une opération de la pensée. Onsentait qu’il y avait quelque part une mesure. Tel était l’état dans lequel, auXVII e siècle, Robert Knox avait encore trouvé le peuple de Ceylan i 2 .

Le roi de l’Ile possédait une clepsydre, mais elle était placée dans lepalais et inaccessible au vulgaire. Le peuple n’avait que les heures conjectu-rales; cependant il divisait le jour en 30 parties, du lever au coucher duSoleil, et la nuit en 30 autres parties temporaires. Il lui était impossible dedéterminer l’heure à la précision de pareilles divisions, qui n’étaient chacuneque de 21 à 26 minutes, suivant les saisons. Mais il lui suffisait de savoirque le temps pouvait se mesurer avec une semblable exactitude, pour appli-quer les chiffres avec plus ou moins d’approximation aux usages communs.On voit ici la transition de l’heure conjecturale à celle des horloges.

Les Chinois étaient arrivés de très bonne heure à la mesure mécaniquedu temps. La description de leurs plus anciennes horloges à eau est très

i Mollweide, dans Monatliche Correspondenz, Bd. XXVIII, 1813, p. 396; Cantor, DieRômisclien Agrimensoren, 1873. — 2 Prévost d’Exiles, Histoire générale des voyages,

édit. 4°, vol. VIII, 1730, liv. i, description de l’île de Ceylan.