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Première partie.
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INTRODUCTION.

CHAPITRE V.

complète dans le Tcheou-li, qui paraît dater du — XII e siècle. On les appli-quait aux usages publics, et souvent les poètes ont chanté cette mesuresilencieuse du temps par le liquide qui s’écoule d . Ces clepsydres se compo-saient de deux vases, l’un supérieur, où l’on entretenait un niveau à peu prèsconstant en l’alimentant à de courts intervalles, l’autre inférieur, où l’eautombait du premier goutte à goutte. Le niveau allait en s’élevant dans cedernier du fond duquel parlait une tige verticale graduée, dont les divisionss’appelaient khe. Au — XII e siècle, on comptait 100 khe pour la périodediurne, ce qui donnait un peu plus de 14 minutes pour chaque partie del’échelle.

Le Tcheou-li prescrit l’emploi des horloges dans l’observation des passagesméridiens. Le Chou-king en fait remonter l’usage au temps d’Yao et d’Yu, pourla détermination des équinoxes et des solstices. Dans le petit calendrier des Hia,Hia-siao-tching, dont on place la date au temps de cette dynastie 2 , les passagesdes astres au méridien sont donnés comme le moyen de déterminer l’heure.Les horloges employées étaient à eau. On peut ajouter que Tcheou-kongayant observé, en — 1110, la distance de s Aquarii à l’équinoxe, ne pou-vait faire cette comparaison qu’au moyen d’une autre étoile visible le soir,ce qui suppose la mesure d’un intervalle de plusieurs heures, et par consé-quent une horloge automatique. On s’est longtemps servi, dans l’Inde , del’écoulement des liquides pour mesurer le temps. L’héroïne du poème deBhascara, écrit dans le XII e siècle, laisse tomber dans le bassin de l’appareilune perle de sa chevelure, qui retarde la fuite de l’eau 3 .

Outre ces clepsydres, il y en avait d’autres, formées d’une coupe de métal,au fond de laquelle était percé un fort petit trou. On faisait flotter la coupesur un baquet d’eau; mais avec le temps elle s’emplissait et finissait parchavirer. Un surveillant, qui devait toujours être présent, relevait aussitôtla coupe, la vidait, et la mettait de nouveau en expérience. On trouvait cetappareil dans presque toute l’Asie , où l’on s’en sert encore aujourd’hui.Chez les Mongols, il est réglé de manière à s’emplir en 22 ^ minutes, duréequi s’appelle un gari. Il y a par conséquent 64 intervalles pareils dans lapériode diurne.

Les clepsydres étaient d’un usage très ancien en Égypte 4 et en Chaldée 5 .

i D’Hervey de Saint-Denis, Poésies de l’époque des Tchang, 1861, p. 57, 242, 244, 277.

— 2 Au —■ XXII e siècle. — 3 j. Taylor, Bhascara Acharya , Lilawati translated, 1816. —

4 Horapollo, Hieroglyphica, lib. i, cap. 16; Macrobius , Expositio in somnium Scipionis,

cap. 21. — 5 Sextus Einpù'icus, Adversus mathematicos, lib. v, cap. 24; Pappus, Scholia inPtolemaei magnam compositionem , lib. v.