ÉPOQUE EMPIRIQUE. - LES PREMIÈRES OBSERVATIONS.
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Dans la première de ces contrées, il y en avait, selon Pierret, au temps dela XVIII e dynastie, au —XVII e ou — XVI e siècle L En Chaldée, c’étaientd’abord des coupes flottantes et percées 2 . Vers le milieu du— III e siècle,Ctesibius d’Alexandrie employa l’écoulement provenant d’un vase à niveauconstant. Le liquide dépensé élevait un flotteur, qui portait un personnagemarquant l’heure, à l’aide d’une baguette, sur une colonne graduée. Cettecolonne tournait lentement sur elle-même, par le moyen de rouages quel’eau mettait en jeu en s’écoulant, et présentait ainsi, sous la baguette indi-catrice, des génératrices différentes qui portaient les heures temporaires desdifférents mois 3 . Aussi la clepsydre de Ctesibius était-elle faite pour marcherun an. Bailly en a donné une restauration, d’après Perrault, dans une planchede son Histoire de iAstronomie ancienne.
Ces appareils se répandirent avec le temps dans tout l’Occident . Mais ilsétaient si volumineux et si coûteux qu’ils ne servirent pendant longtempsqu’aux usages publics. Une tradition rapportait que Platon les avait intro-duits en Grèce . Les clepsydres grecques étaient de deux espèces. Les unesdonnaient l’heure par le poids de l’eau écoulée, les autres par son volumetoujours croissant 4 .
A Rome , Scipion Nasica, alors censeur, avait apporté le premier de cesappareils, au milieu du — II e siècle 5 . Mais du temps de César ces machinesétaient encore si peu répandues dans l’Europe moyenne qu’il fallut l’expé-rience de celle que ce général portait avec lui, pour constater la diminutiondans la longueur des nuits d’été, entre l’Italie et l’île des Bretons 6 .
Plusieurs villes du Levant ont conservé jusqu’à l’époque arabe de grandeset belles horloges publiques, mues par l’écoulement de l’eau. Quelquefois leliquide sortait par les yeux d’une figure, qui semblait regretter par ses pleursle temps qui fuit. Ailleurs un aigle laissait tomber de son bec, dans un bassinretentissant, un nombre de boules de métal qui par leur chute sonnaientles heures. Parmi les plus célèbres de ces horloges, réunissant la beautéartistique au mérite des combinaisons mécaniques, il faut citer celles de Gaza 7
1 Pierret, Dictionnaire d’archéologie égyptienne, 1875; art. clepsydre. — 2 Sur ces
coupes telles que les employaient les Romains, voyez Apulejus , Métamorphosés, lib. ni;
Veijetius, De re militari, lib. m, cap. 8. — 3 Vitruvius , De architectura, lib. ix, cap. 4, 8, 9 ;Pappus, Scholia in Ptolemaei magnam compositionem, lib. v, cap. 14; Proclus , Hypoty-poses, éd. Halma, 1820, p. 107. — 4 Galenus , Diagnosis morborum animae, dans ses Opéra
omnia, éd. grecque de Bâle , 1538, t. I, p. 363-365; Sextus Empirions, Adversus mathema-
ticos, lib. v, cap. 24; Pappus, loc. cit. — 3 Plinius, Ilistoria naturalis, lib. vu, cap. 9. —
6 Caesar, Commentarii de bello gallico , lib. v, cap. 13. —■ 1 Choricius Gazaeus, Orationes,
declarationes, fragmenta, 1846, p. 148.
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