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Première partie.
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INTRODUCTION.

CHAPITRE V.

et de Damas f , et celle que le calife de Perse Abdallah avait envoyée enprésent, en 807, à Charlemagne , alors à Aix-la-Chapelle i 2 * * . Au XIII e siècle,l’empereur Frédéric II montrait encore comme une rareté celle qu’il avaitreçue du sultan d’Égypte Malek al-Kamel 5 .

Observations astronomiques proprement dites. — Les horloges à eauétaient un des appareils employés pour trouver non seulement l’heure d’unphénomène instantané, tel qu’une éclipse, mais aussi les positions des astressur la sphère. Le moyen dont les Chinois se servaient au temps de Sse-ma-thsien, c’est-à-dire un peu avant le commencement de notre ère, pour trouverles lieux du Soleil, différait seulement de celui que nous pratiquons aujour-d’hui par la moindre précision des instruments, et par suite des mesures. Lemalin, avant le jour, on observait une étoile fondamentale à son passage parle méridien, puis on laissait marcher la clepsydre, laquelle mettait en rotationune sphère céleste pleine, portant les cercles d’ascension droite et de décli-naison, et figurant en petit le ciel et son mouvement. A l’instant de laculmination du Soleil, il n’v avait qu’à faire le point, sous le cercle méri-dien de cette sphère, en prenant la déclinaison d’après la longueur del’ombre.

S’il s’agissait d’une planète, on obtenait la déclinaison en visant à l’astre,au moment de son passage par le méridien, à travers un tube placé sur unaxe mobile. L’inclinaison de l’axe du tube sur l’horizon fournissait lesdonnées du calcul. Le chapitre chun-lien du Chou-king fait remonter au— XXIII e siècle l’emploi de ce moyen.

Les Hindous déterminaient aussi les déclinaisons des étoiles en visant àl’astre, au moment de sa culmination, par un tube fixé au sommet du styled’un gnomon. Ils prolongeaient alors le tube par une cordelle, jusqu’à la ren-contre du sol, et là mesuraient l’angle d’inclinaison ou de hauteur. Dans leTcheou-pey, qui remonte à l’origine de notre ère, on voit aussi les Chinoisemployer un cordeau pour le môme objet, mais indépendamment du tube.Dans un des nombreux commentateurs du Sourya-siddhânta, il est parléégalement d’un tube fixé au sommet d’un gnomon, qui sert à viser auxétoiles, et que l’on prolonge jusqu’à terre par un fil dont on mesure l’incli-naison sur l’horizon.

i Benjamin Tudelensis, ltinerarium, 1764, p. 55; Abd-Allatif , Relation de l’Égypte,

traduite par S. de Sacy , 1810, p. 577. — 2 Godefried, dans Cronica van der hilliger Stat

van Coelien, 1499; Eginhardus , Vita Caroli magni, dans l’éd. Bredow, 1806, p. 69, et dans

Pertz, Monumenta Germaniae historica , t. I, 1826, p. 195. — 3 Freher, Rerum germani-

carum scriptores, 1717, t. I, p. 398.