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Première partie.
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ÉPOQUE EMPIRIQUE. - LES PREMIÈRES OBSERVATIONS.

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Sextus Empiricus 1 et Macrobe 2 , confirmés en cela par le papyrus astro-nomique du Louvre 3 , racontent comment les premiers astronomes étaientarrivés à marquer des points équidistants dans le zodiaque. Ils avaientmesuré l’eau écoulée d’un vase à très petit trou, entre deux levers consécutifsd’une même étoile. Partageant ce volume en 42, ils avaient laissé écoulersuccessivement chaque douzième, en remarquant les astres qui paraissaient.Il avait fallu faire l’opération en deux fois, en deux saisons différentes, pouravoir la circonférence entière du ciel. Il paraît naturel de penser que lesvases d’où se faisait l’écoulement étaient à niveau constant.

Quand la trigonométrie sphérique, enseignée par Hipparque , permit decalculer les relations entre les arcs et les angles dans les figures tracées surla sphère, un moyen nouveau s’offrit pour trouver l’heure : celui des étoilessunanatulai. On appelait ainsi deux astres qui se trouvaient à un momentdonné dans le même vertical. La trigonométrie avait aussi ouvert la voie àla méthode astronomique qui a été pratiquée jusqu’au milieu du XVII e siècle,et qui est déjà dans Ptolémée 4 . C’était le calcul de l’angle horaire d’après lahauteur observée d’un astre. Le jour on prenait le Soleil, dont la longitudeétait connue à la précision de quelques minutes d’arc, par les tables qu’onavait à Alexandrie . La nuit on mesurait la hauteur d’une étoile connue. Leprocédé est resté le môme pendant quinze siècles ; seulement les instrumentss’étaient perfectionnés et les tables améliorées.

Instruments à mesurer les angles. — Le point délicat, dans les instrumentsà mesurer les angles, c’était la division. Le nombre de 360 degrés que lesGrecs assignaient à la circonférence du cercle avait été pris manifestementd’une durée approchée de l’année; mais on n’en trouve pas de signe avantHipparque 5 . Antérieurement on se servait des fractions vulgaires de la cir-conférence, dont tel arc donné était par exemple j, {ou Il est remar-quable que les Chinois avaient divisé le cercle d’une manière analogue, peut-être plus logique mais moins commode, en 365 { degrés. Cette division setrouve dans le Tcheou-pey 6 , à peu près de l’époque d’Hipparque . On ne l’apas modifiée lorsqu’on a su que l’année était moindre que 365 { jours. Maiselle a été remplacée par la nôtre en 360°, à l’introduction de l’astronomieeuropéenne par les missionnaires de la Société de Jésus 7 .

1 Sextus Empiricus, Adversus mathematicos, lib. v. — 2 Macrobius , Expositio in somnium

Scipionis, lib. i, cap. 21. — 3 Letronne, dans Journal des savants , 1841, p. 70. —

4 Ptolemaeus, Magna compositio, lib. v, cap. 14. — 8 Letronne, dans Journal des savants ,

1817, p. 74o. — 6 Un peu antérieur à l’origine de notre ère. — 7 Au milieu du XVII e

siècle.