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Première partie.
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INTRODUCTION.

CHAPITRE V.

L’Égypte aurait-elle eu anciennement une division de la circonférence en365 parties? Le seul indice à cet égard est le prétendu cercle en or d’Osv-mandias, de 365 coudées de tour, qui aurait été enlevé par Cambyse lorsde sa conquête de l’Égypte . Quant à ce cercle en lui-même, c’était une fableou au moins une étrange exagération '.

Lorsqu’on connut les moyens de résoudre les triangles sphériques, l’em-ploi des cercles divisés prit tout d’un coup une grande importance. Voicil’idée générale des instruments qui furent alors employés.

Les armilles équinoxiales d’Archimède, d’Hipparque et de Plolémée -,nommées krikoi isêmerinoi, se composaient de deux anneaux, ayant uncentre commun, mais dont les plans étaient perpendiculaires entre eux.On assujettissait l’un, le plus petit, dans le méridien, et l’autre, quil’embrassait, dans l’équateur. Nous avons vu précédemment comment lesastronomes grecs trouvaient le méridien. Pour obtenir l’équateur, ils pre-naient le milieu entre les observations solsticiales d’été et d’hiver. L’instru-ment ainsi disposé, ils jugeaient de l’instant de l’équinoxe par la projectionde l’ombre de la moitié convexe de l’anneau équatorial sur la moitié concave.Mais Hipparque et Plolémée ne croyaient pas être certains du plan del’équateur à plus de 6', ce qui laissait, dans ce genre d’observations, undoute d’un quart de jour sur l’instant de l’équinoxe.

Aussi préférait-on l’usage des cercles mobiles, dont on pouvait d’ailleursrectifier la position à tout instant, qui composaient l 'aslrolabos d’Hipparque 3 .Cet instrument était un véritable équatorial, à cercle horaire et cercle dedéclinaison, auxquels étaient joints deux autres cercles, entraînés par lespremiers, et représentant l’un l’écliptique et l’autre le colure des solstices.Il y avait enfin un cercle alidade, muni de pitons ou de pinnules. Il enrésultait un instrument fort compliqué, qui, joint à l’imperfection de la visée,ne pouvait donner que des résultats peu sûrs; mais on obtenait immédiate-ment les longitudes et les latitudes des astres, comme nous prenons à noséquatoriaux les ascensions droites et les déclinaisons. On donnait ordinaire-ment aux diamètres des cercles une coudée, soit environ O" 1 ,46, d’où chaquearc de 1 degré occupait à bien peu près i millimètres. Malgré ces dimensions,les longitudes d’Hipparque sont parfois en erreur de 2 degrés.

Du temps de Ptolémée , et longtemps après lui, on se servait pour les

* Letronne, dans Mémoires de l’Académie des inscriptions de l’Institut de France , t. IX,1831, p. 367. — 2 Ptolemaeus , Magna compositio, lib. ni, cap. 2, et le commentaire deCabasilas sur le même livre. — 3 Ptolemaeus , loc. cit., et commentaire de Cabasilas.