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INTRODUCTION. - CHAPITRE V.
à la fin du — II e siècle. Les angles se mesuraient sur des cercles de cuivrede plus d’un demi-mètre de diamètre Au lieu du système d’armilles desGrecs, on employait la sphère pleine dont nous avons parlé tout à l’heure,munie d’une seule armature qui représentai! le méridien. Sur cette sphère,à laquelle la clepsydre donnait un mouvement de rotation proportionnel autemps, on pointait, en quelque sorte mécaniquement, les positions des astresà mesure de leur culmination. Depuis longtemps le plan fondamental desChinois était l’équateur.
Un gnomon, auquel des règlements absolus assignaient une hauteur de8 pieds chinois, servait à la mesure journalière des ombres méridiennes.Ko-cheou-king, au XIII e siècle, fut le premier qui osât dépasser les dimensionslégales de la stèle, dans le but d’augmenter l’exactitude des observations.
Quand, au milieu du XVII e siècle, Verbiest prit possession, par ordrede l’empereur, de l’observatoire de Péking , il trouva entre autres instru-ments une immense table de cuivre, munie d’un diamètre divisé, sur laquelles’élevait perpendiculairement une colonne du même métal. Près de la circon-férence de la table était creusée une rigole, dans laquelle on mettait de l’eaupour niveler le plan. Cet instrument était destiné à l’observation des ombresméridiennes.
Pour déterminer l’horizontalité, l’eau n’a été employée, pendant des siècles,que libre et susceptible de s’écouler. On la versait sur les tablettes qu’onvoulait niveler. Le fil-à-plomb, au contraire, remonte très haut. Dans lesplus anciennes inscriptions hiéroglyphiques de l’Égypte , on voit déjà untriangle ayant toutes les apparences du niveau de maçon, et que Champol-lion prend en effet pour cet instrument '. Après l’époque des Pharaons , cetriangle se rencontre avec le plomb pendant par un fil, qui en rend le carac-tère indubitable. Le fîl-à-plomb est mentionné deux fois par Homère -, etnous savons qu’il était employé couramment par les astronomes et les archi-tectes de la Grèce i * 3 . Son principal nom était kalhëlion, bien qu’on l’appelâtaussi diabètes , hhôrobatês et stathmê.
Pour la mesure des diamètres apparents, Hipparque avait imaginé unedioptre particulière, dans laquelle le piton le plus voisin de l’œil était percéen pinnule, tandis que le plus éloigné restait plein. Mais celui-ci pouvaitglisser, pour se rapprocher ou s’éloigner de l’œil; et l’on choisissait la posi-