178
INTRODUCTION. - CHAPITRE VI.
»
CHAPITRE VI.
ÉPOQUE EMPIRIQUE (suite). — LES PREMIÈRES DÉDUCTIONS.
L’astronomie grecque est le point de départ de notre astronomie moderne. — Explicationdes phases de la Lune . — Le disque lunaire. — Périodicité des éclipses. — Explicationdes éclipses. — Les sphères homocentriques. — Harmonie des sphères. — Les vitesses desastres ne sont pas uniformes. — Les planétaires des anciens. — Les excentriques et lesépicycles. — Théorie de la Lune . — Théorie des planètes. — Les systèmes astronomiquesdes Chinois et des Hindous. — Les distances et les grandeurs des astres. — Pluralité desmondes. — La précession et les grandes périodes.
L'astronomie grecque est le point de départ de notre astronomie moderne .—À la chute de l’iiniversité d’Alexandrie , l'astronomie grecque avait réuni uncorps de notions d’une certaine exactitude sur les mouvements apparentsdes astres. Ces connaissances étaient le fruit des observations auxquelles ons’était livré pendant plusieurs siècles, et que l’on avait dû reprendre aprèsles Égyptiens, après les Chakléens, après les Chinois, à peu près comme sirien n’avait existé. Bien que quelques grands résultats aient été parfoistransmis de peuple à peuple, les occasions étaient rares où une idée nou-velle venait du dehors. Chaque nation de l’antiquité, comme chaque individuchez le sauvage, était forcée de refaire tout ou presque tout, depuis le pointde départ.
Mais c’est un des caractères de l’esprit humain qu’il ne peut pas enrichirses connaissances sans se demander le pourquoi des choses. Parallèlementau premier travail d’observation, il s’en faisait donc un autre de déduction,appliqué d’abord aux phénomènes les plus simples et dont l’explication seprésentait aisément, pour passer ensuite par degrés à des spéculations plusvastes et plus hasardées. Les Grecs n’ont pas été les seuls à s’engager danscette voie. Mais le souvenir de leurs travaux est le mieux conservé; en mêmetemps ces travaux se lient au développement scientifique qui s’est opéré parla suite dans le monde civilisé, et dont ils constituaient pour ainsi dire