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Première partie.
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ÉPOQUE EMPIRIQUE. ™ LES PREMIÈRES DÉDUCTIONS. 191

astres étaient uniformes; mais bientôt il fallut reconnaître q l’ils sont sujetsà des variations. L’année, par exemple, se trouvait divisée en quatre partiespar les équinoxes et les solstices ; or, pour peu qu’on eût des observationsd’une certaine exactitude, on put voir que ces différentes saisons n’étaientpas égales entre elles. Il y avait là un moyen d’étudier les variations de lavitesse du Soleil. Eudoxe, Démocrite, Euctémon , Callippe avaient mesuréles quatre parties de l’année par les équinoxes et les solstices. A la suite deces différentes déterminations, on s’était arrêté à certains nombres, qu’onregardait comme l’expression vraie des mouvements de l’astre. Ces nombressont les mêmes dans Geminus, dans Hipparque , et dans Denys qui était anté-rieur à Hipparque , puisque celui-ci a employé une de ses observations Ces

astronomes admettaient :

pour le quart vernal de l’année.94 { jours

pour le quart estival.92 ^ »

pour le quart automnal.88 * »

et pour le quart hivernal.90 »

Total .365 ' jours 1 2 .

La révolution du Soleil ne se faisait donc pas d’une manière égale : l’astreallait tantôt plus lentement et tantôt plus vite. Ptolémée qui, dans ses étudesdu mouvement de la Lune , cbcrcbait à porter l’exactitude sur la mesure del’heure à 10 minutes ou même davantage, conclut de cette inégalité la néces-sité de distinguer entre le temps moyen et celui que lui fournissait le cadransolaire 3 . Ce fut la première fois que l’idée de cette distinction se présenta àl’esprit.

11 en était d’ailleurs de la Lune comme du Soleil. Elle passait joursdans chaque signe, ce qui donnait 27 jours pour la circonférence entière; onajoutait alors une treizième partie, qui portait le total à 29 j jours : c’étaitla révolution synodique 4 . Mais dans la durée de celte révolution, la vitessede l’astre subissait des variations dont on s’occupait à rechercher les lois.Les déplacements de l’orbite augmentaient ici les difficultés. Les peuples leplus anciennement civilisés, les Égyptiens et les Chaldéens, avaient, selontoute apparence, communiqué aux astronomes grecs la notion du mouvementdes apsides et de celui des nœuds. On dit que Pythagore , au — VI e siècle,

1 Ptolemaeus , Magna compositio, lib. ix, cap. 7. — 2 Ibid., lib. ni, cap. 4. — 3 Ibid.,

bb. m, cap. 8. — 4 Geminus, Isagoge in phænomena, cap. 6.