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Première partie.
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INTRODUCTION.

CHAPITRE VI.

connaissait l’inclinaison de l’orbite lunaire sur l’écliptique or, Pylhagoredevait les grands traits de ses connaissances astronomiques aux Égyptiens.

La découverte de cette inclinaison conduisit à une fausse analogie. Envoyant l’orbite de la Lune inclinée sur l’écliptique, on se demanda si l’orbitedu Soleil n’affecterait pas une disposition semblable. La mesure des ombresméridiennes pouvait servir à en décider. Malheureusement cette mesure étaitsi incertaine qu’une inclinaison minime devait rester enveloppée dans leserreurs des observations. En présence du chiffre de \ degré seulement quetrouva Eudoxe - et que crurent obtenir plus tard Callippe et Aristote 5 , ilaurait fallu s’abstenir de toute conclusion. Avec moins de réserve on crutcette inclinaison réelle, et l’on avança même que le nœud se déplaçait surl’écliptique en 2 922 ans. Grâce pourtant à la prudence d’Hipparque et dePtolémée , cette notion fut exclue de la théorie des Grecs.

Nous n’avons pas de données sur le degré qu’avaient atteint les connais-sances des Babyloniens et des Égyptiens, dans la théorie du Soleil, de laLune et des planètes. Mais nous voyons que les Chinois n’avaient fait, danscette voie, que des progrès timides et tardifs. Ce n’est que postérieurementà l’ère vulgaire qu’ils ont déterminé les inégalités du mouvement du Soleilet de la Lune . Leurs méthodes et les résultats qu’ils en obtenaient sont toute-fois restés inférieurs à ceux d’Hipparque et de Ptolémée . Quand, à la fin du— II e siècle, les astronomes des Han reprirent l’étude du ciel, ils ne calcu-laient encore que par les vitesses moyennes. Mais au commencement du+ III e siècle, Lieou-hong et Tsay-yong, dans leur traité appelé Kien-siang,c’est-à-dire Image du ciel, reconnurent que l’année est un peu moindre que365 j jours et que le mouvement de la Lune est variable.

Quant à l’inégalité du mouvement du Soleil, elle ne fut découverte à laChine que dans les dernières années du -f- V e siècle. Ce fut alors que lesolitaire Tchang-tse-sin, qui avait passé trente ans dans l’isolement, en pré-sence de la nature, apprit à ses compatriotes l’inégale durée des quatresaisons et donna les éléments empiriques pour calculer la marche variabledu Soleil.

11 semble que dans des temps anciens les Chinois avaient eu notion del’inclinaison de l’orbite lunaire sur l’écliptique, mais que cette importantecirconstance avait été négligée. Toujours est-il que sous les Han, quand

i Diodorus siculits, Bibliotheca historica, lib. i, cap. 98; Plutarchus , De creatione animæ,

cap. 45. — “ i 2 Hipparclms, ln Arati et Eudoxi phaenomena, lib. i, cap. 21 ; Simplicius ,Commentarii in Aristotelis De cœlo, lib. n, cap. 12. — 3 Aristoteles, Metaphysica , lib. xi,cap. 8.