ÉPOQUE EMPIRIQUE.
LES PREMIÈRES DÉDUCTIONS.
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l’aslronomie reprit son essor, on rechercha les neuf routes de la Lune , donton disait que la connaissance était perdue. De ces neuf routes, l’une est leplan fondamental de l’écliptique ; les huit autres, les véritables routes del’astre, sont huit positions de l’orbite lunaire, avec les nœuds placés tour àtour en différents points de l’écliptique, de 4-5° en 45°. 11 est donc clair quenon seulement l’inclinaison, mais le déplacement des nœuds étaient connusen Chine à cette époque.
D’après le Yueling de Lu-pou-ouey, les Chinois avaient, au — VI e siècle,une première connaissance des révolutions synodiques des planètes. Cepen-dant il résulte des recherches de Gaubil que les mouvements moyens deces astres n’ont été déterminés, d’une manière scientifique, que vers l’an 400de notre ère. Encore, à cette époque, n’avait-on pas de méthode pour calculerles stations et les rétrogradations. Plus tard cependant on y parvint, ainsiqu’au calcul anticipé des éclipses, dans lequel les astronomes chinois arri-vaient à des à peu près analogues à ceux des Arabes et des Hindoux.
On a été longtemps sans parvenir à se procurer les tables astronomiquesde l’Inde , dont les prêtres faisaient un secret. Les tables du Soleil et de laLune du Macarauda, un des commentaires du Sourva-siddhânta, publiées parDavis, sont identiques à celles que les brahmes de Christanobouram avaientcommuniquées à Duchamp et aussi à celles que Legentil avait obtenues desbrahmes de Tirvalour. Ces tables avaient été calculées, d’après Bentley \vers la fin du H- XIII e siècle. Le Sourya-siddhânta est plus ancien d’environsept cents ans. Mais depuis l’époque de ce grand traité d’astronomie, on avaitremanié les données tabulaires. Laplace, en comparant les mouvements sécu-laires de la longitude de la Lune , de la longitude de son périgée et de cellede son nœud, aux mêmes éléments établis par Ptolémée , a conclu que lesdéterminations des tables de l’Inde appartiennent à une époque postérieureà celle de l’astronome d’Alexandrie 1 2 * . De la considération des moyens mouve-ments attribués par les Ilindoux à Jupiter et à Saturne , il a également inféréqu’ils ont mesuré ces mouvements à peu près à l’une des époques où Saturne avait sa marche la plus lente 5 . Or, cette condition, qui ne se reproduit qu’aubout de 930 ans environ, était réalisée au -f- VII e siècle.
L’astronomie des brahmes servait du reste à tous les pays placés sousl’influence de la civilisation indienne. L’année sidérale des Siamois, rapportée