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Première partie.
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INTRODUCTION.

CHAPITRE VI.

par de Laloubère, était celle du Sourya-siddhànta, et il en était de même,dans toutes ces contrées, des autres éléments.

Les planétaires îles anciens. — C’est sur les notions encore un peuincertaines, résultant de la première étude des mouvements, qu’Archimède avait construit, au — III e siècle, une sorte de planétaire, représentant lesrévolutions des corps célestes K Autant qu’on peut en juger d’après les men-tions qu’en font Ovide 2 , Claudien 3 4 et Martianus Capella i , c’était un globecreux en verre, sur lequel les étoiles étaient figurées par de petits disques.Le Soleil, la Lune et les planètes étaient portés par des supports mobiles, etleurs mouvements étaient produits à l’aide d’engrenages. Les révolutions deces différentes pièces montraient les phases de la Lune , les éclipses et lesautres phénomènes uranographiques, dans l’ordre de leur succession. Lesystème étant mis en marche, il continuait à l’aide d’un moteur mécanique,sans doute l’écoulement de l’eau. Le planétaire d’Archimède fut le premier,mais ne demeura pas le seul appareil de ce genre qu’on ait vu dans l’anti-quité 5 . Posidonius en particulier en avait construit un analogue 6 . On trouveaussi dans le Talmud , à l’an 30 de notre ère, la mention d’un mécanisme quireprésentait les phases de la Lune .

Les excentriques et les épicycles. — Ces représentations ne permettaientpas toutefois d’entrer dans les détails des inégalités, et plus on avançait pluson devait reconnaître combien il était difficile de se rendre compte de toutesles particularités. A mesure qu’on avait cherché à perfectionner la théorie dessphères emboîtées, ayant la Terre au centre, les complications n’avaientcessé de surgir. Les pythagoriciens avaient cru tout résoudre en imaginantque le centre des cercles parcourus ne coïncide pas avec celui de notre globe 7 .C’est ce qu’on appela le système des Excentriques. On n’y abandonnait pas

1 Cicero, De natura deorum, lib. ii, cap. 88; de republica, lib. i, cap. 14; Cassiodorus ,Opéra varia, lib. i, epist. 45. — 2 Ovidius , Fasti, lib. vi, v. 270-280. — 3 Claudianus,Epigrammata, n° xiu (xyiii) :

Jupiter in parvo cum cerneret aethera vitroRisit, et ad Superos talia verba dédit :

Ituccine mortalis progressa potentia curæ;

Ecce Syracusii ludimur arte senis.

4 M. Capella, De nuptiis philologiæ et Mercurii , lib. vi, v. 583-585. — a Theon Smyrnius,

Liber de astronomia, cap. 31. — e Cicero, loc. cit. — t Simplicius , Commentarii in

Aristotelis De cœlo, lib. n.