ÉPOQUE EMPIRIQUE. - LES PREMIÈRES DÉDUCTIONS.
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l’idée d’une vitesse uniforme dans le cercle, seulement on déplaçait le centrede ee cercle, qui n’était plus à l’observateur.
Ainsi pour le Soleil, par exemple, la Terre étant en T, on plaçait le centredu mouvement circulaire en O, de manière que A fût laposition de l’astre au périgée, lorsqu’il nous paraît marcherle plus rapidement, et C sa situation à l’apogée, lorsque savitesse, vue de la Terre , est au minimum. En donnant àl’excentricité une valeur convenable ', on représentait parcet artifice, d’une manière assez satisfaisante, la variationdes vitesses. Mais il n’en était pas de même de celle desdistances, que l’hypothèse faisait différer au double del’écart réel. Seulement, comme on ne suivait pas régulièrement les change-ments, d’ailleurs peu remarquables des diamètres apparents, on n’était paschoqué de cette disparate, et l’on croyait avoir trouvé la loi des mouvementsdu Soleil.
Pour la Lune cependant il n’en était pas de môme. Le Soleil n’a qu’uneseule inégalité, l’équation du centre, tandis que la Lune en a plusieurs.L’excentrique, qui ne peut en donner qu’une, ne suffisait donc pas pourrendre compte de son mouvement. Dès le — IV e siècle, on entrevoit l’idée del’Épicycle 2 , cercle de petite dimension, tel que A1RL, qui est entraîné en
sens direct et avec la vitesse movenne de l’astre,sur la circonférence MNPQ appelée Déférent;mais dans ce transport, le rayon MA, qui portel’astre A, demeure toujours parallèle à lui-même,ce que l’on peut exprimer en disant que l’épicycletourne dans le sens rétrograde, avec une vitesseangulaire égale à celle que le déférent a dans lesens direct. Le corps céleste qui se trouve attachéen A est ainsi porté tour à tour en B, C, D, pourrevenir en A. La route qu’il décrit est la ligne pleine EFGH.
Le calcul montre que cette hypothèse, prise ainsi dans sa simplicité élémen-taire, revient à la précédente. Mais quand on se trouvait, comme il arrivaitdans le cas de la Lune , en présence de deux inégalités, on avait la ressourcede combiner les deux systèmes. La théorie de l’épicycle pouvant s’appliquerdans tous les cas, on l’employa même pour le Soleil. Dans la seconde moitiédu —IIP siècle, Apollonius de Perge fut en quelque sorte le législateur qui