ÉPOQUE EMPIRIQUE.
LES PREMIÈRES DÉDUCTIONS.
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dans ses moyennes distances à la Terre; toutefois Ptolémée n’a pas vu quela loi de ces phénomènes est liée aux positions du Soleil autour du diamètreprincipal de l’orbite lunaire. La correction qui dépend de la proneuse porte,dans les anciens astronomes, le nom de prostaphérèse de l’apogée.
Mais il s’agissait de tenir compte d’une inégalité qui avait été découvertepar Hipparque, dans les conjonctions et les oppositions, et que Ptolémée suivitégalement dans les quadratures. Elle présente cette complication de changer,pour une môme anomalie de l’astre, suivant la distance angulaire du Soleil,atteignant son maximum vers les quadratures. Pour la représenter, il fautfaire mouvoir sur une circonférence (qu’on a désignée plus tard sous le nomd’Equanl) le centre du déférent, dans un sens rétrograde et suivant une loitelle qu’il soit toujours périgée dans les quadratures et apogée dans les syzy-gies. Or, cette condition se trouvera satisfaite si ce mouvement rétrogradeest double du mouvement en élongation. Le centre de ce déférent, devenuun premier épicycle, exécutera donc deux révolutions dans chaque lunaison.La correction dépendant de cet arrangement était, pour les anciens astro-nomes, la prostaphérèse de l’excentricité ou du second épicycle. Jointe à laprostaphérèse de l’apogée, elle forme, par la combinaison de deux parties,ce que nous nommons aujourd’hui, d’après Boulliau , l’évection 1 .
Mais cette construction, déjà passablement compliquée, arrivait-elle àreprésenter toutes les inégalités du mouvement lunaire? Il fallait, pour lesavoir, suivre l’astre dans toutes ses élongations. Ptolémée se üt à cet effetun instrument, composé d’un limbe divisé et de deux alidades, destiné àprendre directement des distances de la Lune au Soleil . Il vit bientôt que sathéorie, assez satisfaisante dans les syzygies et les quadratures, était en défautdans d’autres situations. Nous savons, en effet, que les écarts pouvaientdépasser f de degré en longitude. Mais, soit par manque de temps, soit parun sentiment d’impuissance, il n’alla pas plus loin.
Il faut même convenir que l’astronomie n’ajouta rien en principe à sathéorie de la Lune, jusqu’à la renaissance des sciences dans l’Europe moderne.Nous verrons dans un instant que les méthodes des Ilindoux et des Chinoissont restées au-dessous de celles de Ptolémée, et quant aux Arabes , ils n’ontfait que suivre ce dernier, en améliorant les valeurs numériques, sans yajouter de théorème nouveau. La réclamation que L. À. Sédillot a élevée en