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Première partie.
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ÉPOQUE EMPIUIQUE. - LES PREMIÈRES DÉDUCTIONS.

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les épicycles de Plolémée. Ce mode de calcul a été transmis par eux auxastronomes européens de la renaissance, et ce fut le seul système pratiqueque l’on connût jusqu’à Képler. 11 a servi de guide aux calculateurs desmouvements du ciel pendant quinze siècles.

On mentionne une seule tentative faite dans un sens différent, c’est celled'Alpelrage, au XII e siècle. Cet astronome, qui appartenait aux Arabes del’Occident , s’était proposé de remplacer les épicycles par des spirales. Lecours géocentrique d’une planète, tracé sur une carte céleste, dessine unecourbe bouclée, dont chaque rétrogradation donne une boucle ou spire.Il n’aurait donc pas été impossible de représenter, dans ses traits généraux,la marche géocentrique des astres par une série de boucles s’ajoutant lesunes à la suite des autres. Mais la science exigeait dés lors plus que des traitsgénéraux; il eût été beaucoup plus difficile d’exprimer, sans la connaissancedes mouvements réels, l’étendue et la hauteur de chaque boucle individuelle.Celte tentative demeura donc sans résultat. L’essai que Guarini a fait pour larenouveler *, au XVII e siècle, venait à plus forte raison après son temps.

Les systèmes astronomiques des Chinois et des H indoux. - Les Égyptienset les Chaldéens, qui annonçaient non seulement les éclipses, mais aussi lespositions des planètes, avaient nécessairement des méthodes de calcul ; maistout indique qu’elles sont toujours restées assez grossières. Les Grecs enauraient profité et nous les auraient transmises, si elles avaient résolu leproblème à leur satisfaction. On peut en conclure qu’elles ne valaient pasleurs excentriques et leurs épicycles. Elles devaient se fonder surtout sur lespériodes ou cycles qui amenaient les retours des aspects et n’équivalaientqu’à des restitutions par réminiscence plutôt qu’à des calculs par antici-pation.

Les Indiens et les Chinois sont, en dehors de la civilisation grecque, lesseuls peuples anciens qui aient créé des méthodes indépendantes pour calculerles mouvements célestes. S’il y avait beaucoup d’empirisme dans les procédéssuivis à Alexandrie , il en existait encore davantage dans ceux qui servaientdans l’Inde et surtout à la Chine .

Les Chinois n’avaient pas, à proprement parler, de théorie astronomique.Le caractère général de leur méthode de calcul était exclusivement empi-rique. Us ne s’enquéraient pas de la nature des mouvements réels qui pro-duisaient les mouvements apparents : ils se contentaient de constater ceux-ci

1 G. Guarinus, Placita philosophica, 16(35.

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