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INTRODUCTION.
CHAPITRE VI.
notions assyriennes s’élaient introduites dans l’Inde , notamment la divisionsexagésimale du cercle, les dodécatémories, le grand cycle de 43 200 ans etscs multiples. Alexandrie avait fourni aussi son contingent. On le reconnaîtà l’évidence dans les termes que l’astronomie des Hindous a empruntés dugrec : hora l’heure, cendra l’équation du centre, en grec kentron, midya lesmoyens mouvements, en grec mésa, anapha et sunapha pour désigner,comme le grec anapliê et sunaphê, la séparation et le rapprochement desplanètes. Le mot lipta, la minute d’arc, vient manifestement de lepton, quia la même signification; mais comme ce terme n’a paru dans les auteursgrecs qu’au + III e siècle, on a une limite antérieure à la date de son intro-duction.
Ce qu’il y a de plus digne d’attention, c’est qu’on trouve dans le Sourva-siddhânla 1 la prétendue oscillation des équinoxes, que les astrologuesd’Alexandrie avaient mise en vogue, dit Théon , mais qui était répudiée parles véritables astronomes-. Si cette idée avait été importée, c’était manifes-tement un pas en arrière, et l’on devait en regretter l’adoption.
L’astronomie de l’Inde portait donc les marques d’emprunts nombreuxfaits aux Assyriens et aux Grecs. Mais elle montrait également des preuvesincontestables d’un certain développement propre qui, en astronomie pure,n’était pas toujours au niveau de celui de l’école d’Alexandrie; il avaitcependant un mérite indiscutable dans la trigonométrie et dans la pratiquedes calculs * 3 .
Malheureusement cette astronomie est toujours restée à l’empirisme, sanss’élever à la connaissance des mouvements réels et encore moins des lois deces mouvements. C’est depuis longtemps, comme l’astronomie chinoise, unescience arrêtée. A la lin du XVII e siècle et au commencement du XVIII e , undes derniers astronomes indigènes de l’IIindoustan, Jayasinha, rajah d’Amb-here ou Jayanagar, a bien essayé un moment de relever l’astronomie hindoue ,en s’aidant des lumières de l’Occident 4 . Mais il est demeuré isolé. La sciencene peut désormais florir en Orient qu’en se faisant entièrement européenne.
Les distances et les grandeurs des astres. — Dans l’Inde , d’ailleiys, commeen Chine et chez les Grecs, c’étaient les positions angulaires des astres mobilesqu’on avait cherché <à soumettre au calcul, sans prétendre à représenter laloi de leurs distances à la Terre . C’était en effet des coordonnées sphériques
1 Sourya-siddhânta, ch. ni, § 11 et 12. — - Voir plus loin, présent chapitre, p. 21t. —
3 Comparez Arneth , Geschichte der reinen Mathematik, 1852. — * Asiatick researches,
vol. V, 1790, p. 177.