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Première partie.
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ÉPOQUE EMPIRIQUE. - LES PREMIÈRES DÉDUCTIONS.

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fîque d’Hipparque . Elle date, en effet, de la dernière partie de sa vie active.

II est facile de voir par son commentaire sur Aratus qu’à l’époque où ilécrivait cet ouvrage il ne l’avait pas encore faite.

La précession ne fut cependant pas admise sans exception par les astro-nomes de l’antiquité. Geminus, Théon de Smyrne, Cléomèdes , qui avaientoccasion de l’exposer, ont gardé un silence complet sur ce phénomène.Proclus la rejetait comme imaginaire, par la raison, dit-il, que les Chaldéenset les Egyptiens, qui avaient si longtemps observé le ciel, l’auraient décou-verte si elle avait été réelle i .

D’autres en l’adoptant la défiguraient. Ils n’en faisaient pas un mouvementcontinu. Sans aucune base dans l’observation, si ce n’est peut-être certainesmesures inexactes, ils supposaient à l’équinoxe un va-et-vient. Théon d’Alexan-drie, dans ses Tables manuelles, attribue celte conception aux astrologuesplacés entre Ptolémée et lui, c’est-à-dire au III e siècle environ de notre ère.Mais il n’est pas certain que cette idée ne soit pas plus ancienne, car Hip-parque avait exprimé des doutes sur la parfaite constance de la durée del’année. Or, à cette époque, où l’on regardait tous les mouvements circulairescomme nécessairement uniformes, une inégalité de la précession pouvait seuleproduire celle de l’année tropique, et cette inconstance de la précession seserait expliquée par une oscillation des points équinoxiaux.

Quoi qu’il en soit à cet égard, Théon nous apprend que les auteurs dece système attribuaient aux équinoxes un va-et-vient de 8°, de part et d’autrede leur position moyenne, dans une période totale de 2 560 ans. Ce chiffresuppose un déplacement de 45" par an. Mais Théon ajoute que cette théorieétait désavouée par les astronomes sérieux.

Les Hindoux croyaient, de leur côté, à une oscillation de l’équinoxe dansune amplitude de 27° 2 . Parmi les Arabes la même erreur fut souventreproduite. L’oscillation des équinoxes devint même pour eux une libration.Arzacbel, à la fin du XI e siècle, etThébit ben-Chorah, dans le XIII e , faisaientmouvoir le point équinoxial dans un cercle de 4° 19' de rayon, dont le centreavançait et reculait tour à tour, en longitude, de dü° 45' dans une périoded’un peu plus de 4 000 ans 3 . Il devait en résulter un changement périodique

"* Proclus, Hypotyposes, éd. Ilalma, 1820, p. G9-76. Suivre le texte et corriger la traduc-tion en cet endroit. — 2 Colebroobe, dans Asiatic researches, vol. XII, 1816, p. 208; repro-duit dans ses Miscellaneous essays, 1837, vol. Il, voir p. 377-382. Comparez ce que nousavons dit plus haut, p. 204. — 3 Thebit ben-Corah, Libellus de motu octavae sphaerae,manuscrit à la Bibliothèque nationale de Paris et à celles d’Oxford et de Vienne. ComparezDelambre , Histoire de l’astronomie du moyen âge, 1819, p. 73, et R. Harris, dans Memoirsof the Astronomical Society of London, vol. XV, 1846, p. 183.