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INTRODUCTION.
CHAPITRE VI.
non seulement des longitudes mais des latitudes, qui fut appelé trépidation.Cette conception dépendait de conclusions prématurées, appliquées à desobservations peu exactes. Copernic y croyait encore 1 et ce fut Tycho Brahé qui la répudia définitivement.
A la Chine , la découverte de la précession des équinoxes n’a pas été faitelongtemps après là mémorable observation d’Hipparque sur le changementde longitude de l’étoile « Virginis. On y a été amené plus directement par ledéplacement de l’écliptique môme. En H- 85, les auteurs d’un ouvrage d’astro-nomie intitulé Les Quatre Principes, Sse-Fen, signalèrent l’inexactitude destraités alors en vogue, qui plaçaient le solstice d’hiver à l’origine de la divi-sion nieou, c’est-à-dire à (3 Capricorni ; ils le trouvaient à 5° de la divisionteou , qui commence à © Sagittarii. On crut d’abord à une simple erreur. Maisen 206 on retrouva un texte de Tcheou-kong qui plaçait ce solstice, en—1100, à 2° de la division nu, par conséquent 2° à l’est de e Aquarii, etl’on vit dans le Chou-king qu’au temps d’Yao il tombait dans la divisionhiu , entre « et (3 Aquarii. La rétrogression devenait évidente, et le phéno-mène était constaté. Mais le chiffre n’a pas été bien connu des Chinois.Au -+- V e siècle, l’astronome Tsou-tchong supposait 1° en 50 ans, tandisque Yu-ko ne prenait que 1° par siècle 2 * . Dans les XI e et XII e siècles, l’équi-noxe vrai arrivait plus de deux jours avant celui du calendrier.
L’assertion de Proclus touchant l’ignorance de la précession par les peu-ples qui avaient le plus anciennement observé, n’était pas complètementexacte. En Assyrie, où l’astronomie avait été poussée plus loin qu’en Egypte ,le déplacement des équinoxes avait été découvert. On le supposait d’unedemi-minute par siècle, d’où la période de rétrogradation embrassait-43 200 ans. Cette durée était regardée comme représentant un jour de lavie de l’univers. Elle se divisait d’abord en 12 saros ou heures cosmiques de3 600 ans. Chacune de ces heures comprenait 6 neros de 600 ans; le nerosse subdivisait ensuite en 10 sossos ou minutes cosmiques, composées chacunede 60 ans. L’année solaire ne faisait ainsi qu’une seconde de la grande périodechronologique.
La révolution des pôles de l’équateur autour de ceux de l’écliptique avaitun tel caractère de grandeur qu’on y rattacha l’existence même de l’univers.C’était Yapokatastasis ou restitution. Il en est question dans Virgile ;î etDante y a encore fait allusion 4 . Bientôt on crut que tous les mouvements