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INTRODUCTION. - CHAPITRE VI.
rope entière dans l’épouvante. C’était l’an 1000 qui devait mettre un termeà l’existence de l’univers.
Pourtant le monde est encore là, et les corps célestes suivent leur marchedéterminée avec la même constance et selon les mêmes lois immuables, quisemblent dominer, pour ainsi dire, le cours du temps. Il n’y a pas de périodecommune, si grande qu’elle soit, qui embrasse toutes ensemble les périodesparticulières des différents - astres. On a beau augmenter les multiples, lacoïncidence n’est jamais rigoureuse : il faut les augmenter encore, sansencore réussir. Les nombres originaux sont incommensurables entre eux, etpar conséquent quelque longue que soit la durée, jamais un aspect donné nepeut se reproduire rigoureusement. Suivant le mot de Descartes , c’est « leplus grand exemple de la variété dans l’univers. »
C’était donc en vain que les anciens astronomes attendaient un retour àun état antérieur. Mais dans cette variété infinie de l’ensemble, chaque corpsen particulier suit sa route avec une majestueuse constance, bien propre àdonner l’idée de la permanence des mouvements et de la stabilité des chosescélestes.