ÉPOQUE EMPIRIQUE. — FRAGILITÉ DES SYSTÈMES.
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CHAPITRE VII.
ÉPOQUE EMPIRIQUE (suite). — FRAGILITÉ DES SYSTÈMES.
Origine de l’astrologie. — La semaine planétaire. — L’astrologie en Afrique et chez lesOrientaux. — L’astrologie dans le Nouveau Monde. — L’astrologie dans la civilisationgréco-romaine. — L’astrologie au moyen âge et dans l’Europe moderne. — Principes del’astrologie. — L’horoscope. — Les symboles astrologiques. — Le sort des systèmes.
Origine de l’astrologie. — La régularité géométrique des mouvementsdes aslres était venue renverser l’idée que ces corps eussent un libre arbitre.On dut cesser de leur attribuer le caractère de personnalité qui avait donnélieu à l’astrolâtrie. Quand on vit que ces mouvements suivaient des règlesdéterminées, qu’ils étaient susceptibles d’être soumis au calcul et prévusavec une certaine exactitude, l’univers se matérialisa. Les diamètres énormesdes globes, les dimensions prodigieuses de l’espace où ils circulent, tout seréunissait pour donner un simple caractère physique à l’astronomie, et pourconvertir le monde des dieux et des génies célestes en un pur exemple demécanique et de géométrie.
Cette matérialisation ne pouvait arriver cependant qu’à un certain pointdu développement scientifique. Elle n’était pas à la portée du sauvage nimême du barbare : elle exigeait un certain état de connaissances et parconséquent de civilisai ion. Elle ne pouvait venir qu’après l’astrolàtrie, commecelle-ci était venue après la sorcellerie. Mais si les astres n’agissaient plus àtitre divin, par une volonté arbitraire et capricieuse, on leur attribuait desinfluences physiques, qui en continuaient la puissance sous un autre aspect.Il appartenait, du reste, à un âge de systématisation et de travail subjectifd’édifier tout un ensemble de rapports, légèrement établis et poussés dansdes détails illusoires, entre les astres et nous. Ce fut l’ère de l’astrologie,dont la place est si naturellement marquée dans le développement de l’esprithumain que nous allons la trouver chez tous les peuples qui étaient arrivésà calculer les mouvements célestes, mais chez ceux-là seulement.