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INTRODUCTION.
CHAPITRE VII.
impérieuse du Soleil, depuis le moment où le souffle de l’âme divine vientanimer la matière du corps. Cette partie du feu sacré qui descend dans lamatière et s’y enchaîne par la génération, ne s’y attache qu’autant que lecorps est suffisamment organisé pour la contenir. Il faut que l’âme et lecorps aient entre eux ces rapports qui facilitent le développement du feudivin, lequel doit gouverner cette portion de matière et en faire un toutparfait, résultant de l’association des deux natures. De là suit la nécessité deconnaître ce que le corps humain tient des astres et ce qui est soumis à leursinfluences et à leur pouvoir.
L’astrologie avait donc la prétention d’être, dans un autre champ, un deces travaux de raisonnement dont la géométrie était un si remarquableexemple. Seulement c’était un système de déductions légèrement faites etprématurées. Ces déductions hâtives, mal rattachées à leur base, portaientencore des traces des entraînements d’imagination qui distinguent la pre-mière jeunesse des individus, des nations et des sciences.
La preuve de ce caractère, c’est que l’astrologie était une science divina-toire, et que sous l’empire de l’imagination on avait commencé par faire dela divination toute fantaisiste, toute gratuite, sans relier savamment les effetsà des causes. Si la feuille de laurier qu’on jetait au feu venait à pétiller, c’étaitun heureux présage. L’éternuement, les tintements dans les oreilles, le tres-saillement d’un muscle, la rencontre fortuite de deux animaux, les paroleséchappées aux enfants, les nuages du ciel, le vol des oiseaux avaient long-temps contenu les signes de l’avenir, avant qu’on établit systématiquementl’influence des astres. Voulait-on savoir ce qui devait arriver, découvrir uncoupable ou retrouver un objet perdu, connaître les sentiments d’une per-sonne aimée, à quoi recourait-on, dans la période d’imagination? On jetaitune coupe dans une fontaine, en examinant comment elle allait au fond ; ondéchirait un pétale de rose en étudiant le son qu’il faisait entendre; on semettait un enduit sur les ongles, et les crevasses qui se formaient dans cetenduit, à mesure qu’il séchait, avaient leur signification ; on faisait grillerune tête d’âne pour examiner le changement des chairs; on laissait tomberde la cire fondue dans de l’eau froide, afin de juger des événements futursd’après les contours de la goutte figée; on épiait la fumée quand elle s’éle-vait, la mousse ou l’écume légère d’un liquide, la pointe plus ou moinsémoussée d’une flèche ou d’un javelot, les indications surtout de la baguettedivinatoire.
Ce fut une spécialité de distinguer tous ces indices, et une classe deprêtres divinateurs remplaça les sorciers, les chamans, les wiza’rds, lesconjureurs de la sauvagerie. C’étaient ces prêtres qui, à Home, ouvraient la