ÉPOQUE EMPIRIQUE.
FRAGILITÉ DES SYSTÈMES.
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victime pour annoncer l’avenir d’après l’aspect du foie. C’étaient eux qui,chez différents peuples, lisaient les événements futurs dans les mouvementsdes serpents, et particulièrement des couleuvres, qu’ils maniaient au grandeffroi des spectateurs. C’étaient les prêtres celtes qui élevaient dans les boissacrés des chevaux tout blancs, dont les hennissements leur disaient l’avenir.
On était alors au règne florissant de l’imagination. II n’y avait pas detentative d’explication logique. II n’y avait pas de principes ; tout étaitintuition, tout se réduisait aux données de la tradition. C’était une foi : onpouvait croire ou ne pas croire, mais il n’y avait pas de terrain pour leraisonnement.
L’astrologie venant un peu plus tard, à l’âge des systèmes, à l’époque oùla science commençait à déduire, combina en quelque sorte les deux carac-tères. Elle éleva son édifice sur de prétendus principes, d’où elle tirait derigoureuses et savantes conclusions. Elle avait cru rattacher ses déductionsà une hase objective, mais le lien n’était qu’un lien d’imagination.
La semaine planétaire. — Avant d’entrer dans le détail des conceptionsastrologiques des différents peuples, il ne sera pas sans utilité de nous arrêterun instant à l’institution de la semaine planétaire de sept jours, qui se rattacheà ce mouvement d’idées. Les limites dans lesquelles cette semaine s’étaitpropagée marquent, en effet, celles des nations qui étaient arrivées au déve-loppement intellectuel correspondant à la phase de l’astrologie. On verramieux ainsi comment tout se lie dans ce développement, et comment uncertain trait étant connu, on pourrait presque en conclure tous ceux quiraccompagnent sur le même horizon.
C’est aux planètes qu’il faut rattacher l’hebdomas ou semaine de septjours, et nous allons voir que l’usage de cette période était limité à desgroupes de peuples arrivés à la connaissance des astres mobiles. Celte cir-constance a sa valeur, pour répondre à ceux qui avaient voulu tirer l’heb-domas de la subdivision du mois lunaire.
Il est bien vrai qu’on a trouvé chez plusieurs peuples un certain fraction-nement du mois. Chez les Incas , par exemple, il se divisait, d’après lesapparences de la Lune , en deux parties principales, le croissant et le décours,qui, à leur tour, se partageaient chacune en deux subdivisions. Mais il nes’agissait pas de périodes fixes, c’est-à-dire d’un nombre de jours régléinvariablement ni servant à compter le temps ; ce n’était donc pas unesemaine.
Vingt-deux ou même vingt-quatre siècles avant notre ère, les Àccadiensavaient une période de sept jours, d’origine lunaire. Ils comptaient quatre