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Première partie.
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INTRODUCTION.

CHAPITRE VII.

de ces périodes à la suite l’une de l’autre, dans la lunaison ; puis ils ajou-taient, pour achever le mois, deux jours complémentaires, après quoi ilsrecommençaient '. Il ne s’agissait donc pas pour eux d’un élément demesure continu et leurs sept jours n’avaient pas d’ailleurs de noms plané-taires.

C’est dans ces conditions primitives que les Juifs paraissent avoir empruntéà la Mésopotamie l’hebdomas, dont ils ont fait très anciennement usage. Ilsn’avaient pas pour les jours de dénominations planétaires et se bornaient àles désigner par un numéro d’ordre. Ils nommaient le samedi sabbuth, travailcessant. Or, en hébreu, Saturne s’appelle Sabbat liai, l’étoile du sabbath ; ensorte que c’est le jour qui, plus tard, a donné son nom à la planète et nonla planète au jour.

Le caractère de la véritable semaine est au contraire de faire dépendre lesjours des planètes. Sous cette forme, l’origine en est relativement récenteet se rattache clairement au développement des idées astrologiques. On n’entrouve pas de mention avant le — I er siècle i 2 * * . Il n’existe pas de raison pourrejeter l’origine que les Grecs classiques lui attribuaient. Chacune des vingt-quatre heures du jour avait été consacrée à une planète, dans l’ordre desdistances supposées, Saturne, Jupiter, Mars, Soleil, Vénus, Mercure, Lune ,et en reprenant cet ordre indéfiniment. Le jour avait reçu le nom de laplanète qui présidait à sa première heure. En 24 heures, les 7 planètes reve-naient 3 fois, et il y en avait en outre 3 de la 4 ,nc série. Partant de Saturne et avançant chaque fois de 3 rangs, on a en effet la succession Saturne ,Soleil, Lune, Mars, Mercure, Jupiter , Vénus, qui est celle des symboles desjours dans notre bebdomas 5 . L’usage de la période de sept jours s’est peuà peu étendu au loin; mais il n’était pas devenu universel, comme on l’aprétendu à tort. Nous allons circonscrire l’aire géographique dans laquelleil s’élait répandu.

En Orient, la semaine était parvenue jusqu’aux extrémités du continent.Il est impossible d’établir avec exactitude à quelle époque elle a été portée àla Chine , mais celte époque est loin d’être aussi reculée qu’on l’avait pensé.Le Y-king ou livre des sorts n’en fait pas mention. Le passage des commen-taires de Confucius sur les textes de Ou-en-ouang et de Tcheou-kong, oùGaubil avait cru la voir indiquée, expose seulement certaines idées supersti-

i G. Bawlinson, Cuneiform inscriptions of Western Asia, vol. IV, 1875, pl. 32 et 33; Sayce,

clans Records of the past, vol. Vil, 1876, p. 159. — 2 De Witte, dans Gazette archéologique,

1877, p. 52. — 3 Dion Cassius , Historia romana, lit», xxxvu, cap. 17, 18. Comparez Aldus

Gellius, Noctes atticae, lib. ni, cap. 10.