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Première partie.
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INTRODUCTION.

CHAPITRE VII.

ides. À Rome , la semaine n’est môme parvenue que sous les Césars L Maisplus tard elle s’est répandue à la suite du christianisme au Nord et de l’isla-misme au Midi. Les noirs devenus mahométans l’ont adoptée à mesure deleur conversion, tandis que les noirs idolâtres ne l’ont pas encore.

Dans les pays du Nord, la semaine des peuples germaniques est clairementune adaptation de la semaine babylonienne. Il suffît pour s’en convaincrede considérer les noms des jours : ces noms sont empruntés à ceux desdivinités qui correspondent aux mêmes dieux planétaires de la mythologieclassique : Tuu ou Tüg est Mars, Odin ou Wodan est Mercure, ThorJupiter, Fréa ou Frigga Vénus.

Cette semaine avait pénétré chez les Scandinaves. Mais en dehors deslimites que nous venons de tracer, il n’en existait plus de vestige. Les peu-ples de l’Amérique , en particulier, y étaient restés complètement étrangers i 2 .Quelques-uns avaient des périodes à peu près analogues, mais différantentre elles par le nombre de jours. Au Pérou, les Incas avaient une semainede 9 jours, dont 3 faisaient leur mois, composé de 27 jours. Au Mexique , onen employait une de 13 jours, qui était d’origine lunaire et non planétaire.Dans la lunaison il n’y a, en effet, que 20 jours actifs, car à l’époque de laconjonction on cesse pendant quelques jours de voir la Lune . Depuis laréapparition de cet astre le soir jusqu’à l’opposition, on compte 13 jours, etdepuis l’opposition jusqu’à la disparition le matin, 13 autres jours. Cenombre 13 se rattachait en outre, pour les Aztèques, au système d’interca-lation et se trouvait lié, par conséquent, à l’institution du calendrier. Quantà la période de 3 jours des Mexicains, elle n’avait rien d’astronomique etne servait qu’à ramener les marchés, comme les 8 jours de la période ditenundinale de Rome . On voit donc que l’hebdomas a été une création quelquepeu tardive et qu’il était resté exclusivement attaché à la partie civilisée del’Ancien Continent.

C’est précisément dans le môme cercle, dans l’aire géographique dontnous venons de poser les limites, que l’astrologie a llori et a pris possessiondes populations. C’était une science planétaire qui, par conséquent, ne pou-vait éclore avant que l’attention des hommes se fût portée sur les grandesplanètes et sur leurs mouvements. La semaine était une sorte d’applicationde ces connaissances à la vie journalière. On s’explique ainsi pourquoi elleappartient à la môme phase. Elle ne se montre qu’après la première étudedes planètes et après le culte des corps célestes.

i C. L. Ideler, Handbuch der Chronologie, vol. I, 182a, p. 88. — - A. de Humboldt,

Vue des Cordillères, éd. 8°, t. 1, 1814, p. 340.