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Première partie.
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INTRODECTION.

CHAPITRE VII.

censés l’effet de ces levers et de ces couchers b Le tableau du tombeau deRhamsès IV indique, en outre, quelles sont les parties du corps humain surlesquelles les différentes étoiles nommées exercent une influence, telles quele cœur, le bras gauche, l’oreille gauche, l’œil droit. Le British Muséum possède un papyrus où l’on a retrouvé les fragments d’un calendrier astro-logique du — XIV e ou — XV e siècle. Ce calendrier contient, pour chaquedate, l’indication des actes dont il est prudent de s’abstenir parce que l’in-fluence des astres les rendrait dangereux et funestes.

Chez les Chaldéens, c’était, disait-on, Zoroaslre lui-mème qui avait fondél’astrologie i 2 . Les rois niniviles, comme ceux de Babylone , ne faisaient riensans avoir consulté les présages des astres. C’est pourquoi ils tenaient àavoir près d’eux les savants dans la science du ciel et leurs observatoires.Du haut de la ziggurrat 3 , les astrologues royaux suivaient sans relâche lesphénomènes du firmament et, pour interpréter les mouvements des planètes,ils avaient des tables astrologiques, dont il est souvent question dans lesinscriptions.

On voit par un monument de Sennachérib que ce prince renonça à uneexpédition qui s’annoncait sous toutes les apparences du succès parce que lesconjonctions des astres s’étaient montrées défavorables. Le jour où Assour-nasirpal était monté sur le trône, une éclipse partielle de Soleil 4 avait apportéun bon présage; et lorsque Saryukin fut désigné pour prendre la couronne,la célèbre éclipse de Lune de — 720, la plus ancienne des éclipses employéespar Ptolémée , avait donné lieu à une heureuse interprétation.

L’horoscope appartenait essentiellement à l’astrologie assyrienne . Le dieuMérodach, le Jupiter de cette contrée, jouait le rôle principal aux nativités.Dans ces temps très anciens, il restait d’ailleurs beaucoup de magie à côtéde la première astrologie. Au — VI e siècle, le livre de Daniel parle nonseulement des scribes sacrés des Chaldéens et de leurs tireurs d’horoscopes,mais aussi de leurs magiciens qui prononçaient des formules toutes-puis-santes, et de leurs conjureurs qui se faisaient obéir des esprits malins. Maisla divination par les astres prit finalement un tel développement en Mésopo-tamie qu’il y eut un instant où le nom de chaldéen fut employé uniquementdans le sens d’astrologue. C’est ainsi qu’on le trouve, par exemple, dansGeminus 6 et dans Sextus Empiricus e et c’est ainsi qu’on s’en servit long-temps à Rome.

i Petavius, Uranologion, 1030, lit), ni. — 2 Suidas , Lexicon, in voce Astronomia. —

•i Plus haut, chap. III, p. 103.— En — 929. — ï> Geminus [— 1 er siècle], Isagoge in phaeno-

mena, cap. 1. — ü Sextus Empiricus [+• III e siècle], Adversus mathematicos, lih. v, cap. 23.