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Première partie.
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ÉPOQUE EMPIRIQUE. - FRAGILITÉ DES SYSTÈMES.

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L’astrologie doit être aussi ancienne en Perse que dans les autres contréesde l’Orient. En effet, on donnait comme contemporain de Zoroastre le grandastrologue Giamasb, dont le « Livre du philosophe » avait une immenseréputation et fut traduit par les Arabes au XIII e siècle. Cet ouvrage traiteprincipalement des grandes conjonctions des planètes et des événementsqu’elles amènent. Chardin rapporte que dans la seconde moitié duXVII e siècle, les astrologues étaient encore fort nombreux en Perse et qu’ilsétaient largement traités par la cour L Les almanachs officiels qu’ilspubliaient tous les ans contenaient autant d’astrologie que d’astronomie pro-prement dite et ressemblaient d’une manière piquante aux almanachs deMathieu Laensberg du siècle dernier. Les récits des voyageurs contempo-rains prouvent d’ailleurs que l’astrologie a conservé toute sa puissance surl’esprit des Persans, et que dans les diverses circonstances de la vie, quandils sont au moment d’entreprendre une construction ou un voyage, de semarier, de prendre possession d’un emploi, d’ensevelir un mort ou simple-ment d’abattre un arbre ou de prendre médecine, ils commencent par serendre chez l’astrologue et par demander son avis.

Dans l’Inde , les systèmes astrologiques remontent aussi à une haute anti-quité. Dans I’Atharva-véda les vingt-huit mkshatras, à titre d’êtres divins,exercent, chacun individuellement, une grande influence sur les destinéeshumaines i 2 . Mais l’astronomie n’étant jamais parvenue, dans ce pays, au delàde Père des systèmes, l’astrologie y règne encore en maîtresse sur toutes lesclasses de la population. Les développements tardifs ou ralentis ont, au pointde vue historique, cet avantage de conserver sous nos yeux les conditionspar lesquelles les sociétés aujourd’hui plus avancées ont passé autrefois.Voici le tableau qu’un résident moderne de l’Inde a tracé de l’état actuel del’astrologie chez les Hindoux .

« L’astronomie indienne, nous dit-il, est la base d’un immense systèmed’astrologie. Les mouvements des planètes et les positions relatives de cesastres sont mis en rapport systématique avec une multitude de subdivisionsarbitraires des signes du zodiaque et avec les vingt-sept divisions du cielappelées mansions lunaires. A cela on associe un nombreux assemblaged’êtres fictifs, quadrupèdes, oiseaux, arbres, lesquels, combinés et organisésen un vaste ensemble mythologique, composent une théorie bien plus com-pliquée et difficile à comprendre que l’astronomie véritable, théorie dont lespossesseurs font profession de prévoir les événements futurs, et d’en déduire

i Chardin , Des sciences et (les arts libéraux des Persans, chap. ix, dans ses Voyages,

nouv. éd., 173b, t. lit, p. 1G3, 174. — 2 Atharva-véda , lib. xix, cap. 7.

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