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Première partie.
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ÉPOQUE EMPIRIQUE.

FRAGILITÉ DES SYSTÈMES.

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« marquent les temps propres à demander des grâces à l’empereur, à honorerles morts, à faire des sacrifices, à se marier, à entreprendre des voyages, àbâtir des maisons, à inviter ses amis, et tout ce qui peut regarder les affairespubliques et particulières, ce que plusieurs observent si scrupuleusementqu’ils n’oseraient rien faire contre l’ordre du calendrier, qu’ils consultentcomme leur oracle *. » On voit par ce tableau que la judiciaire occupe à laChine autant de place qu’elle en tient dans l’Inde .

Dès le — XXII e siècle, les astrologues chinois avaient distribué l’influencedes diverses constellations entre les différentes provinces de l’empire. Desdix mille parties dans lesquelles le jour était divisé, il y en avait de favo-rables et de malheureuses, que l’on pouvait déterminer d’après les aspectsdu ciel et les positions des planètes. Une extension prodigieuse des discus-sions systématiques avait suivi le développement de l’astrologie et avait agitéles esprits jusqu’à rendre les spéculations de la philosophie dangereusespour l’État. Celte lutte des écoles avait duré du — V e au — III e siècle etfinit par être portée à un point qui effraya l’empereur Thsin-chin-hoang.C’est alors que ce monarque ordonna de brûler tous ceux des livres quin’étaient pas immédiatement utiles à l’administration publique i 2 . C’est aprèscela qu’il a fallu reconstituer en quelque sorte à nouveau les différentessciences, qui ne sont pas parvenues à dépasser un certain niveau.

Au Japon , à l’arrivée des Européens, l’astrologie était depuis longtempsétablie. Dans la doctrine des astrologues japonais, les jours néfastes reve-naient chaque année aux mêmes dates : il suffisait donc de les reconnaîtreune fois pour toutes, et c’est ce que l’on avait fait, en se fondant sur uneprétendue expérience de plusieurs siècles. Il y avait chaque mois quatrejours malheureux, soit quarante-huit jours par an, durant lesquels on nedevait rien entreprendre d’aléatoire. On trouvait partout, dans les lieuxpublics, la table des jours néfastes d’Abino Seimi, « astrologue savant etexpérimenté, » disait lè titre. Selon la légende, ce sage était fils du roi AbinoJassima et d’une femelle de renard. Non seulement il connaissait à fond lemouvement et l’influence des astres, mais il possédait aussi la magie, et il alaissé des formules que l’on pouvait prononcer avec une entière confiancequand il s’agissait d’éloigner des malheurs 3 .

L’influence des astres se localisait d’ailleurs dans les différentes partiesdu corps. Ainsi un petit traité qui se rattache à l’art chirurgical, le Kiusiugagami, dit, chapitre 2, que l’esprit des étoiles loge au printemps autour de

i Duhalde, Description géographique, historique... et physique de la Chine , 1735, t. Itl,

p. 279. — 2 En — 212. — a Kaempfer, Natural, civil, and ecclesiastical history of Japan ,

1727, vol. Il, book v, ch. 6.