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Première partie.
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INTRODUCTION. - CHAPITRE VII.

tout ce qui tient aux sciences, aux arts et à la philosophie ; à ce titre lesastrologues lui étaient soumis. Mars le rouge produisait ceux qui versent lesang, les bourreaux et les guerriers, les médecins et les chirurgiens, les cui-siniers qui immolent à nos appétits des bêtes innocentes. A cette planèteappartenaient aussi ceux qui manient le fer et le feu, les fondeurs, les forge-rons, les orfèvres, les serruriers. La lumière sereine de Jupiter donnait l’idéede sa modération et de sa bénignité. C’était le guide des sages, des grandsphilosophes, des placides agriculteurs. Saturne , enfin, lent, pâle, plombé,appelait la pensée sur l’affaiblissement et la maladie. C’était à lui qu’appar-tenaient les vieillards, les ecclésiastiques, les moines, tous ceux qui, retirésdu monde, vivent plutôt moralement que physiquement.

Les différentes parties du corps étaient aussi gouvernées par des astresdifférents. Les signes du zodiaque se partageaient la direction de nos organes,à commencer par le Bélier qui régissait la tête, et en descendant par tous lesmembres, aux Poissons desquels dépendaient les pieds. Dans cette distribu-tion le cœur appartenait au Lion et le Scorpion commandait les génitoires.Il y avait même une correspondance entre les planètes et les animaux. LeSoleil était le lion, la Lune le bœuf, Mercure le dragon, Vénus la colombe,Mars le loup, Jupiter l’aigle, Saturne l’âne L

Ce qui rendait délicate l’application des règles, c’est que les diversesinfluences se combinaient entre elles et donnaient lieu à de grandes compli-cations. Ainsi le signe du Lion , d’abord emblème de la chaleur, qui a lieulorsque le Soleil en approche, était cause de la naissance des hommes fortset même féroces. Mais quand un homme naissait sous la planète Mars , placéedans le Lion , le Lion conspirant avec Mars, cet homme devait être un hérosou un brigand.

C’étaient les aspects relatifs, et surtout les rencontres des astres qui, encombinant leurs forces, amenaient les événements les plus importants.L’influence des grandes révolutions de Saturne a été pour la première foisdéveloppée par Albumasar , au IX e siècle “ 2 . Dix révolutions sidérales de cetteplanète faisaient à peu près trois siècles, au bout desquels l’action physiqueet morale de l’astre revenait à un maximum. Quand Saturne se retrouve avecJupiter , l’influence combinée des deux planètes doit produire, dit Aben-Ilagel,des effets puissants, capables de décider non seulement du sort des individus,mais aussi de celui des empires 5 . Le cardinal d’Ailly nous apprend cepen-dant que ces effets ne sont pas toujours également prononcés. Il faut dis-

* Salmasius, De annis climactericis, 1648, p. 623. — 2 Albumasar , De magnis conjunc-tionibus, imprimé en 1489. — 3 Aben-Rarjel, De judiciis astrorum, cap. 39, 47.